L'Université Laval garde le cap sur le développement durable

L'Université Laval souhaite notamment diminuer considérablement sa consommation... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'Université Laval souhaite notamment diminuer considérablement sa consommation de mazout, elle qui est équipée de systèmes de chauffage à l'électricité, au gaz et au mazout, et améliorer son taux de récupération des matières résiduelles, qui était de 40 % en 2013-2014.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Pour Éric Bauce, vice-recteur principal au développement de l'Université Laval, les importantes compressions budgétaires auxquelles fait face le réseau universitaire n'empêcheront pas son institution de garder le cap sur le développement durable, dont elle a dévoilé son plan triennal 2015-2018 la semaine dernière.

«C'est certain qu'on a moins d'argent, mais le fait d'être en compressions ne signifie pas qu'il faille arrêter de se développer. Malgré les compressions de notre budget de fonctionnement, nous avons enregistré une hausse dans nos fonds de recherche et nous sommes allés chercher la plus importante subvention de l'histoire de l'établissement, soit 98 millions $ pour des recherches sur le Nord», explique M. Bauce en entrevue avec le Soleil.

Bref, même si elle doit parfois se serrer la ceinture, pas question que l'Université Laval, qui achète pour 360 millions $ de biens et services, mette de côté ses pratiques d'achat et de consommation responsable.  

«En 2013-2014, 27 % de nos produits et services ont été achetés en considération de critères de développement durable. Pour ce qui est de nos fournisseurs, 36 % ont de tels critères alors qu'en 2010, il n'y en avait que 10 %», poursuit le vice-recteur en ajoutant que ces taux devraient continuer à augmenter.

M. Bauce fait également remarquer que développement durable peut aussi rimer avec économies. «Nous avons réalisé des économies d'énergie de plusieurs millions de dollars, des sommes que nous avons investies dans notre fonds de développement durable», poursuit-il en ajoutant que l'Université Laval garde aussi le souci de l'économie d'énergie quand vient le temps de remettre à niveau les infrastructures.

Les employés et étudiants qui achètent une vignette de stationnement ont aussi la possibilité de verser 15 $ de plus pour compenser leurs émissions en gaz à effet de serre, des sommes qui aboutissent aussi dans le fonds de développement durable.

Objectifs

L'Université souhaite aussi diminuer considérablement sa consommation de mazout, elle qui est équipée de systèmes de chauffage à l'électricité, au gaz et au mazout, et améliorer son taux de récupération des matières résiduelles, qui était de 40 % en 2013-2014.

«Là-dessus, on vise 70 %. C'est ambitieux, mais nous croyons que c'est réalisable. C'est un élément que nous tentons d'intégrer un peu partout. Par exemple, notre contrat de gestion alimentaire contient des clauses sur le recyclage», explique Éric Bauce.

Quant à l'objectif de faire de l'Université Laval une université carboneutre, qui demeure très cher au vice-recteur, celui-ci refuse toutefois de fournir un échéancier. «Disons que c'est pour bientôt... et ma cible n'est pas de parler en terme d'années», laisse-t-il tomber, avouant donc qu'il aimerait atteindre ce but au plus tard en 2017.

Autres cibles

Le nouveau plan triennal en développement durable inclut également un plan d'action en 10 points qui comprend plusieurs autres cibles que l'institution souhaite atteindre d'ici 2018.

Comptant déjà 325 cours dans 75 programmes de formation reliés au développement durable, l'Université souhaite voir ce chiffre passer à 500. Elle vise aussi à maintenir ou améliorer le pourcentage de ses chaires, instituts, centres et regroupements de recherche reconnus en lien avec un enjeu de la politique de développement durable, qui est actuellement de 57 %.

L'Université souhaite aussi atteindre le cinquième rang mondial pour la qualité de son engagement en matière de développement durable, s'étant classée en neuvième place l'an dernier.

Finalement, au niveau des déplacements, l'une des cibles qui ont été fixées est de réduire de 8 % la proportion de vignettes de stationnement annuelles vendues par équivalent d'employés et d'étudiants à temps plein par rapport au niveau de 2012-2013 en incitant le personnel et les étudiants à opter pour le vélo ou le transport en commun.

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