Couillard garde le cap sur sa refonte des institutions scolaires

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M. Couillard a réitéré que son gouvernement avait l'intention de présenter cet automne une réforme des institutions scolaires pour qu'elles soient plus «près de l'enfant, des classes».

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
Saint-Lambert

Le premier ministre Philippe Couillard garde le cap sur sa réforme des institutions scolaires, malgré les doutes formulés par certains intervenants au «Forum des idées» du Parti libéral, qui s'est tenu en fin de semaine à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal.

Lors d'un point de presse à la fin de l'événement, dimanche, M. Couillard a réitéré que son gouvernement avait l'intention de présenter cet automne une réforme des institutions scolaires pour qu'elles soient plus «près de l'enfant, des classes».

Le premier ministre a toutefois assuré qu'il n'était pas question d'une «réorganisation» de tout le système. Ainsi, les commissions scolaires ne seront pas abolies et elles ne seront pas fusionnées non plus.

«Ce n'est pas vrai que, automatiquement, on va gagner en efficacité quand on fusionne des organisations. D'autre part, on éloigne les décisions des enfants», a-t-il expliqué.

M. Couillard a toutefois laissé entendre que les élections scolaires seraient effectivement abolies pour donner aux collectivités une «voix réelle» pour les services délivrés aux enfants.

«Je ne suis pas convaincu qu'une élection au suffrage universel où les gens participent à 4 pour cent (...), c'est véritablement effectif, efficace comme implication de communauté», a-t-il soutenu.

Pourtant, la veille, lors d'une allocution au forum libéral, l'ancien ministre Paul Gérin-Lajoie s'inquiétait que le gouvernement «jette le bébé avec l'eau du bain» concernant les élections scolaires.

Celui qui a été le premier ministre de l'Éducation du Québec, en 1964, s'est demandé si les Québécois ne ressentent pas le besoin de voter non par manque d'intérêt, mais bien parce qu'ils sont satisfaits de l'administration scolaire. «Il faudrait être très prudent à l'égard de toute mesure qui enlèverait le droit de vote universel en matière scolaire», a-t-il déclaré de sa voix chevrotante.

M. Gérin-Lajoie, qui était aux côtés du premier ministre Couillard, a été chaudement applaudi par la salle.

Le premier ministre semble également avoir rejeté l'idée que son gouvernement ait imposé l'austérité ou la rigueur budgétaire dans le domaine de l'éducation. «Il faut regarder les chiffres, on est dans une période où on augmente les budgets. Moins rapidement, c'est certain, que ce qu'on a fait auparavant. Mais depuis 2004 (...) c'est 64 pour cent des ressources financières en éducation, c'est beaucoup plus que l'inflation», a-t-il souligné.

L'entrepreneur Alexandre Taillefer avait déclaré la veille que l'austérité «n'avait pas (sa) place en éducation».

«Quand on a des crises financières, la première chose que l'on fait, c'est investir dans des infrastructures (...) C'est un bon investissement. Mais savez-vous ce qui est plus important comme investissement? C'est la matière grise. C'est investir dans la tête, dans le cerveau de notre population», a-t-il lancé.

Mais pour le premier ministre, «c'est une illusion de croire qu'on peut continuer d'accumuler les déficits, même avec l'éducation et la santé. On va rétablir l'équilibre des finances publiques, on est en bonne voie de le faire et par la suite, on va reprendre un rythme d'investissement qui est plus important, mais en choisissant l'endroit où on va mettre les sous.»

Négociations avec les enseignants

M. Couillard a par ailleurs affirmé que son gouvernement souhaitait conclure une «entente négociée» avec les enseignants, qui étaient nombreux à manifester la veille aux portes de l'événement pour contester notamment les offres gouvernementales.

«Les demandes syndicales qui sont sur la table sont totalement irréalistes en termes de finances publiques», a-t-il toutefois remarqué.

Les 34 000 membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) tiendront deux jours de grève prochainement afin de protester contre le gouvernement. La première journée aura lieu mercredi et le syndicat prévoit une grande manifestation à Montréal.

Plus tôt cette semaine, le Syndicat de Champlain, qui représente 10 000 membres, a quant à lui voté un mandat de grève de six jours «sur une base rotative et régionale» pour «faire progresser les négociations» qui avancent trop timidement, selon son président Éric Gingras.

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