Le recteur Brière défend devant les élus les conditions d'après-mandat bonifiées

Les dirigeants de l'Université Laval - le vice-recteur... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les dirigeants de l'Université Laval - le vice-recteur Éric Bauce et le recteur Denis Brière -, ont été entendus lundi en commission parlementaire pour rendre compte de leur gestion, comme la loi l'exige.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Malgré le contexte budgétaire, la bonification des conditions d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval était une «excellente décision», a maintenu le recteur Denis Brière, lundi, à l'Assemblée nationale.

La direction de l'établissement d'enseignement supérieur s'est présentée lundi en commission parlementaire pour rendre compte de sa gestion, comme y sont tenues par la loi toutes les universités chaque trois ans.

Le dossier de l'après-mandat est rapidement venu sur le tapis et a été abordé par les libéraux, les péquistes et les caquistes. 

À l'automne 2014, le conseil de l'administration a voté une modification qui permet de verser, sur une période pouvant aller jusqu'à six ans, entre 100 % et 75 % de son salaire à un dirigeant qui, après avoir quitté ses fonctions, demeure à l'emploi de l'université.  

«Je comprends que c'est croustillant», a répondu le recteur Brière au député péquiste Alexandre Cloutier, qui l'interrogeait sur l'opportunité de la mesure. «Dès qu'on parle de salaire, c'est mieux que n'importe quel autre sujet. Mais il faut regarder cela dans sa globalité. [...] Pour autant que nous soyons concernés, le débat est clos. Notre C. A. a très bien agi.»

Il ne revient pas aux dirigeants de justifier une bonification déterminée par un comité des ressources humaines et votée par le conseil d'administration, s'est défendu M. Brière. Mais il considère qu'il n'a pas à rougir de ses conditions de travail quand on les compare à celles de personnes qui occupent des responsabilités similaires dans des établissements de même taille. 

Réduction salariale

Le vice-recteur Éric Bauce a réitéré que, malgré la bonification, la réduction salariale de 3 % que s'est imposée la direction en début d'année dégagera des économies de 300 000 $. Loin de l'évaluation du coût de 1,4 million $ calculée par le ministère de l'Éducation.

Le député péquiste a néanmoins cherché à comprendre la pertinence de la bonification de l'après-mandat à un moment où des postes sont coupés et où les frais augmentent pour les étudiants.

«Moi, je pense que c'est une excellente décision, a affirmé M. Brière. [...] Nos conditions d'emploi sont gelées depuis 2009. [Le C. A.] a cherché une façon de garder une expertise à l'Université Laval.»

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a déjà prévenu que la subvention de l'Université serait diminuée de l'équivalent de la bonification si le C. A. ne revenait pas sur sa décision.

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