François Blais écarte les fusions forcées des commissions scolaires

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Le ministre de l'Éducation, François Blais

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(Québec) Le ministre de l'Éducation François Blais jette aux orties le plan de fusions forcées des commissions scolaires ébauché par son prédécesseur Yves Bolduc.

«Dans le projet de loi que l'on va déposer, il n'y aura pas de fusion, [pas] de redessinage de la carte des commissions scolaires au Québec», a affirmé mercredi le ministre Blais.

Tout bien considéré, les économies de plusieurs millions que faisait reluire le précédent ministre de l'Éducation n'étaient pas réalistes, selon lui. Le scénario de diminuer le nombre de commissions scolaires de 72 à 46 qui avait été avancé ne remplirait pas ses promesses, d'après lui.

«Mon prédécesseur [Yves Bolduc] avait estimé qu'il y avait peut-être des économies à faire, mais il n'y en a pas dans un processus forcé de diminution rapide», a déclaré M. Blais.

La dernière refonte importante des commissions scolaires, au cours des années 90, devait aussi générer des économies de l'ordre de 100 millions $, rappelle le ministre. Elle s'est plutôt soldée par une facture alourdie de 70 millions$. M. Blais ne souhaite donc pas se lancer dans ce genre d'aventure. «Il y avait des chiffres qui avaient circulé, des hypothèses, mais je trouvais que ces hypothèses, compte tenu de ce qui s'est passé il n'y a pas si longtemps, n'étaient pas assez robustes», a-t-il déclaré.

Priorité à «l'efficience»

Le projet de loi que le ministre doit déposer cet automne se concentrera sur la gouvernance du monde scolaire, dont l'abolition des élections. Mais «l'efficience» de l'administration demeurera aussi au coeur des priorités. En ce sens, le ministre conservera le pouvoir d'imposer des fusions ou des regroupements de services s'il le juge nécessaire.

«Le ministre va conserver le pouvoir de forcer des fusions si nécessaire, notamment si les commissions scolaires n'atteignent pas un certain objectif en termes d'efficience, a indiqué M. Blais. Pour nous, il faut que les ressources aillent le plus près possible des écoles et des enfants.»

La Fédération des commissions scolaires du Québec a accueilli avec une certaine prudence le «présumé recul» du ministre. Selon la présidente Josée Bouchard, le ministre n'avait d'autre choix que de se rallier à la «démonstration rigoureuse» faite par son organisation quant aux coûts liés à la fusion. Mais la possibilité que des fusions ou des regroupements de service puissent être décrétés par le ministre amène la FCSQ à «ne pas tirer de conclusions hâtives».

Soulagement

De son côté, la présidente de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles, Danielle Boucher, se dit «très soulagée» par le recul gouvernemental. «On sait tout le travail que les fusions représentent et ce n'est vraiment pas notre dossier prioritaire», affirme-t-elle. Une meilleure distribution de l'argent dans le réseau pour mettre l'accent sur la réussite en classe doit être priorisée, selon Mme Boucher.

Au Parti québécois, le porte-­parole Alexandre Cloutier, l'épisode démontre «l'improvisation» du gouvernement libéral dans le dossier des commissions scolaires. Il estime aussi que le ministre Blais a voulu faire diversion avec cette annonce au moment où un rapport expose les conséquences des compressions dans certaines écoles.

«Il veut dévier l'attention, analyse M. Cloutier. La priorité du ministre devrait être davantage la réussite des élèves et le soutien aux professeurs.»

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