Plaidoyer pancanadien en faveur de la démocratie scolaire québécoise

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La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec a affirmé mercredi que la faible participation aux élections scolaires était surtout due à l'immobilisme du gouvernement Couillard.

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(Québec) Les commissions scolaires francophones et anglophones du Québec peuvent compter sur l'appui de leurs semblables de tout le pays. En conférence de presse, mercredi, l'Association canadienne des commissions et conseils scolaires (ACCCS) et la Fédération nationale des commissions scolaires francophones (FNCSF) ont invité le gouvernement Couillard à reconsidérer sa décision d'éliminer les élections scolaires et à améliorer plutôt la participation à ces élections en les tenant en même temps que les élections municipales, comme c'est le cas dans les autres provinces.

Les présidents de l'ACCCS et de la FNCSF, Floyd Martens et Robert Maddix, ont rappelé que l'élection des commissaires constituait un droit exclusif de chaque communauté de gérer et de contrôler son système scolaire tout en rendant ces élus directement redevables à la population.

Dans une lettre envoyée en mai au premier ministre Philippe Couillard, les deux organisations se disent d'avis que «le contrôle local établit un juste équilibre dans une bureaucratie centralisée qui souvent ne reflète pas la nature variée et diversifiée de nos communautés».

Tout en se réjouissant de cet appui important, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, a affirmé mercredi que la faible participation aux élections scolaires était surtout due à l'immobilisme du gouvernement Couillard, qui n'a rien fait selon elle pour valoriser la démocratie scolaire. Les commissions scolaires ont voulu apporter des solutions en proposant notamment de jumeler les élections scolaires aux élections municipales et d'instaurer le vote électronique, mais le gouvernement ne s'est pas montré ouvert à la discussion, a déploré Mme Bouchard.

Son homologue de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David C. Daoust, a reproché au gouvernement la même fermeture. «Le ministre [de l'Éducation] veut sauver des sous sans nous parler. Si c'est le nombre de commissaires qui est en cause, on peut trouver des solutions, mais on n'a pas eu de discussions», a-t-il dit.

Mme Bouchard et M. Daoust s'inquiètent de voir le système d'éducation confié à des personnes qui ont des intérêts particuliers sans qu'ils soient redevables à la population. «Regardez ce qui se passe actuellement au Québec, les élus scolaires ont dénoncé publiquement et vivement au printemps les compressions imposées par Québec. Pensez-vous qu'un conseil d'administration validé par le ministère prendra cette liberté?» a exposé Josée Bouchard.

M. Daoust a pour sa part fait valoir qu'outre la question de la démocratie scolaire, celle de la survie et de l'appartenance est fondamentale pour la communauté anglophone minoritaire. «C'est très important pour nous de maintenir le système, et si la communauté décide d'aller en cour, on va y aller, il y a des droits à protéger».

Robert Maddix croit lui aussi que le maintien des élections scolaires est essentiel pour assurer les droits constitutionnels des minorités. Au Nouveau-Brunswick, les francophones se sont opposés à l'abolition des commissions scolaires et ils ont eu gain de cause, a rappelé le président de la FNCSF.

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