Étudiants français: pas de baisse des nouvelles inscriptions à l'UL

Les étudiants français du premier cycle doivent désormais... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Les étudiants français du premier cycle doivent désormais payer 6500 $ par année, des droits de scolarité qui demeurent néanmoins plus avantageux que ceux payés par les autres étudiants étrangers.

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(Québec) Contre toute attente, l'Université Laval n'a pas subi de baisse du nombre d'inscriptions d'étudiants français malgré la hausse de leurs frais de scolarité.

Plus tôt cette semaine, Radio-Canada rapportait que de jeunes Français avaient abandonné leur projet d'immigration au Québec, refroidis par l'idée de payer trois fois plus cher leurs études.

Le gouvernement Couillard, rappelons-le, a mis fin à l'exemption dont bénéficiaient les étudiants français et qui leur permettait de payer les mêmes frais de scolarité que les étudiants québécois. Les étudiants français du premier cycle doivent désormais payer 6500 $ par année, des droits de scolarité qui demeurent néanmoins plus avantageux que ceux payés par les autres étudiants étrangers. Leurs frais de scolarité sont en fait les mêmes que ceux des étudiants venus des autres provinces canadiennes.

À l'Université Laval, les derniers chiffres du Bureau du registraire ne font état d'aucune diminution des nouvelles inscriptions d'étudiants français au premier cycle. Au contraire, en date d'hier, leur nombre avait augmenté de 27 par rapport au 2 septembre 2014, passant de 562 à 589.

«Ça peut encore bouger, il faut attendre à la fin du mois de septembre pour avoir un tableau plus juste de la situation», a indiqué un porte-parole de l'Université Laval, Jean-François Huppé. Tous cycles confondus, le nombre d'étudiants français inscrits s'élève actuellement à 1601, soit 111 de plus qu'à pareille date l'an dernier.

Le recteur soulagé

«On s'attendait à une baisse significative, et ce n'est pas ce qui s'est produit», s'est réjoui le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, en marge d'une conférence de presse annonçant la création d'une nouvelle chaire de recherche, mardi.

Selon lui, l'apparente fidélité des étudiants français à l'institution de Sainte-Foy s'explique par différents facteurs. «Il y a d'abord la valeur des diplômes qu'on donne à l'Université Laval, des diplômes qui sont reconnus à l'international. Un autre facteur qui n'est pas négligeable, c'est le coût de la vie à Québec par rapport à d'autres régions. [...] L'Université Laval a 2500 places dans ses résidences. Essayez de trouver ça, une chambre d'étudiants à 320 $, dans la région de Montréal ou ailleurs... On insiste beaucoup sur ce fait-là dans nos représentations auprès des étudiants français : oui, les frais de scolarité ont augmenté, mais le coût de la vie n'est pas très élevé, et la ville est très attirante», a exposé M. Brière

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