Chaînes humaines devant les écoles: le ministre Blais dénonce «l'utilisation» des enfants

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(Québec) Tout en reconnaissant aux parents le doit d'afficher leur mécontentement, le ministre de l'Éducation François Blais s'est dit préoccupé mardi par l'utilisation des enfants dans la formation de chaînes humaines autour des écoles. 

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François Blais

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«Ce qui me déçoit, c'est la question des enfants. C'est l'utilisation des enfants ce [mardi] matin, pour tirer des slogans qu'ils ne comprennent pas», a lancé le ministre lors d'un point de presse suivant la visite de l'école de l'Étoile, à Saint-Nicolas, la seule nouvelle école à ouvrir ses portes dans la région de Québec cette année. 

C'est en tant que père et non en tant que ministre de l'Éducation que M. Blais s'insurge du fait qu'on fasse manifester les jeunes. «Les enfants ne devraient pas être mêlés à la politique, surtout quand ils ne la comprennent pas, dans un contexte où les plus petits vivent parfois de l'anxiété à rentrer à l'école.»

Selon le groupe Je protège mon école publique, environ 20 000 parents et enfants se sont donné la main autour de 270 écoles partout au Québec, quelques minutes avant la rentrée scolaire mardi matin. Ils dénonçaient ainsi les compressions budgétaires du gouvernement libéral qui menacent, selon eux, la qualité et la pérennité de l'école publique. 

À l'école St-Paul-Apôtre, dans Limoilou, des élèves «aiment»... (Le Soleil, Frédéric Matte) - image 2.0

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À l'école St-Paul-Apôtre, dans Limoilou, des élèves «aiment» leur école.

Le Soleil, Frédéric Matte

À Québec, de tels rassemblements ont eu lieu devant une dizaine d'écoles. Une centaine de personnes se sont réunies à l'école primaire Saint-Paul-Apôtre, dans Limoilou, tandis que 150 étaient à l'école Sacré-Coeur, dans Saint-Sauveur. 

«Les parents sont galvanisés. On ne peut pas être ignorés maintenant», a indiqué au Soleil Pascale Grignon, mère et porte-parole du mouvement.

Elle tient à préciser que les syndicats d'enseignants n'ont «rien à voir» dans ce mouvement-là et que si les enfants participent, c'est au choix de leurs parents. «Nos enfants nous questionnent. Ils notent des différences à l'école, alors c'est une façon positive de répondre à leurs interrogations», soutient Mme Grignon.

Nicole Léger, porte-parole du Parti québécois en éducation, a quant à elle demandé au ministre Blais de «prendre ses responsabilités» et «d'entendre la voix des parents», au lieu de tenter de faire «diversion» en parlant de la participation des enfants aux chaînes humaines. 

«Mauvais choix» des commissions scolaires

Selon le ministre, si des parents se plaignent de recevoir moins de services cette année, ce n'est pas la faute des compressions budgétaires de 1 % que le gouvernement a demandées. Il faut plutôt s'en prendre à certaines commissions scolaires, qui ont selon lui échoué à bien redéployer leurs services.

«Il y a des commissions scolaires qui réussissent à traverser ces compressions-là beaucoup mieux que d'autres [...] Ça peut être des mauvais choix, ça peut être aussi des problèmes de gestion à l'intérieur des commissions scolaires», a-t-il soutenu en point de presse. 

Le ministre croit que l'inquiétude ambiante est alimentée par des «demi-vérités» véhiculées dans les médias. Par exemple, il soutient que l'enveloppe allouée aux élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage, qui s'élève à 2,3 milliards $, est restée la même. 

Il a également affirmé mardi que les enseignants sont payés 40 heures, et non 32, comme le soutiennent les syndicats. Pourtant, dans la convention collective 2010-2015 des enseignants, il est clairement indiqué que la semaine de travail à l'école est de 32 heures. 

Julie White, attachée de presse du ministre, a précisé plus tard en journée que 40 heures de travail (qui comprend aussi du temps passé à la maison) avaient été reconnues aux professeurs québécois en 2002, à la suite des discussions sur l'équité salariale, et que c'est sur cette base qu'ils sont payés.

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