Des enseignants perturbent le caucus libéral

Une vingtaine de membres de la FAE se... (Photo tirée de Twitter)

Agrandir

Une vingtaine de membres de la FAE se sont donné rendez-vous à l'extérieur de l'Hôtel Le Georgesville pour protester contre les compressions imposées au système public d'éducation.

Photo tirée de Twitter

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Saint-Georges de Beauce) Des manifestants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) sont parvenus à déjouer la sécurité pour perturber un point de presse de Philippe Couillard, jeudi matin.

Une vingtaine de membres de la FAE se sont donné rendez-vous à l'extérieur de l'hôtel Le Georgesville, où se déroule le caucus libéral, pour protester contre les compressions imposées au système public d'éducation.

Quatre d'entre eux, ayant pris soin de déjeuner préalablement au restaurant de l'hôtel, se sont approchés de la mêlée de presse de M.Couillard en scandant, bannières à l'appui : «Le gouvernement Couillard abandonne l'école publique».

Les agents de la Sûreté du Québec (SQ), nombreux sur place, ont eu tôt fait de les repousser à l'extérieur, mais la capacité des manifestants à pénétrer dans le hall de l'hôtel a soulevé des questions. Le caucus libéral est réuni en Beauce pour deux jours de réunions préparatoires à la prochaine session parlementaire.

«Je comprends que les gens s'expriment, on le voit aujourd'hui, mais soyons très clairs : le plan du gouvernement reste inchangé», a affirmé le premier ministre. Chaque fois qu'il voit des gens protester, M.Couillard dit avoir une pensée pour ceux qui ne manifestent pas.

À l'extérieur, le président de la FAE, Sylvain Mallette, affirme que la rentrée scolaire s'effectue dans un contexte de compressions inédit pour les écoles publiques. «Il y a aujourd'hui des élèves qui se font priver de services et les responsables des retards d'apprentissage, ce seront Philippe Couillard et son équipe.»

La grève si nécessaire

Le gouvernement s'en prend aussi aux élèves à travers les conditions de travail des enseignants, a-t-il fait valoir. «S'il faut aller jusqu'à la grève, nous irons jusqu'à la grève», assure M. Mallette.

Le peu de personnes présentes n'est pas un indicateur de la mobilisation du milieu, a-t-il soutenu. L'endroit choisi pour le caucus libéral et le début des classes sont des obstacles pour certains, évoque-t-il. «Dans ce cas-ci, ce n'est pas le nombre qui est important, mais le geste qui est posé», affirme le président de la FAE.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, croit que la victoire dans Chauveau, en juin, démontre l'appui des parents aux efforts budgétaires imposés par son gouvernement. «Je pense que la majorité de la population comprend la situation et est prête à nous suivre», affirme-t-il.

Une autre manifestation a été tenue en après-midi par quelque 200 syndiqués de différentes affiliations. Le ministre Gaétan Barrette a rencontré pendant une quarantaine de minutes quatre représentantes d'associations syndicales en santé pour discuter de la situation dans un bureau vitré. Une conversation «franche, honnête, ouverte», a dit le ministre, qui permet tous les côtés de mieux se comprendre. Simon Boivin

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer