Élection scolaire partielle: le ministre Blais a «dormi au gaz»

Nicole Léger, porte-parole péquiste en matière d'éducation, déplore... (Photothèque Le Soleil)

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Nicole Léger, porte-parole péquiste en matière d'éducation, déplore que le ministre François Blais n'ait pas reporté les élections scolaires.

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(Québec) Le ministre François Blais avait le temps et la capacité d'empêcher la tenue d'une élection scolaire partielle, mais il préfère blâmer les aspirants commissaires pour le coût du scrutin, dénoncent en choeur le Parti québécois et la Coalition avenir Québec (CAQ).

La commission scolaire de la Capitale a prévenu le ministre de l'Éducation en mai de la problématique liée à l'élection d'un nouveau commissaire alors que Québec souhaite abolir les élections scolaires. Mardi, M. Blais a dit s'interroger sur les «motivations» des deux candidats qui briguent le poste d'un commissaire démissionnaire et qui forcent la tenue d'un vote au coût de 50 000 $ à la mi-août. «Ils savent que nous sommes dans une année de transition, a déclaré M. Blais. Ils pourraient peut-être attendre un petit peu de voir l'issue de ça.»

Pour l'opposition officielle, le ministre a eu tout le temps voulu au cours des dernières semaines pour régler le dossier. «Ça n'a pas de bon sens, déplore Nicole Léger, porte-parole péquiste en matière d'éducation. Son explication ne tient pas la route. Ça fait un bout de temps qu'il est au courant de la situation. Il avait encore du temps avant la fin de la session pour réajuster les choses et reporter les élections scolaires.»

Par un projet de loi ou une modification législative simple, le ministre aurait pu empêcher que ces 50 000 $ aillent ailleurs que dans les services aux élèves, affirme Mme Léger. «Il a dormi au gaz, poursuit-elle. Il aurait pu agir. Pour moi, c'est inconcevable qu'il ne l'ait pas fait.»

Un point de vue partagé par le député caquiste Jean-François Roberge. Le ministre ne peut plaider qu'il a maintenant les mains liées par la loi alors qu'il a eu tout le loisir de la modifier à son aise. «C'est assez triste de voir un ministre qui se déleste de ses responsabilités comme ça, a déclaré M. Roberge. Il se pose en victime du système qu'il devrait diriger. [...] Écoutez, ça aurait pris un avant-midi de travail parlementaire. Ça n'aurait pas été long qu'on aurait adopté cette micromodification-là.»

«Ministre Ponce Pilate»

Les sommes en cause représentent l'équivalent d'un intervenant à temps plein dans la commission, insiste M. Laberge. «Il n'a même pas essayé, déplore le député caquiste. Je pense qu'on a vraiment un ministre Ponce Pilate. Il a choisi de s'asseoir sur ses deux mains et de laisser aller la dépense de 50 000 $.»

L'un des deux candidats au poste de commissaire, Robert Martel, a écrit au ministre pour lui signifier sa part de responsabilité dans cette «folle dépense». Lui-même en faveur de l'abolition des élections scolaires, cet ex-enseignant dénonce «cette élection partielle inutile et ridicule». En entrevue au Soleil, il explique sa candidature par un désir d'être positionné au sein de la commission scolaire pour y exercer un rôle une fois les élections scolaires abolies. 

Au cabinet du ministre Blais, on note qu'il n'est pas possible de tenir pour acquis que le projet de loi sur la démocratie scolaire qui doit être déposé à l'automne sera adopté. Entre-temps, il faut donc s'assurer que «les commissions scolaires puissent fonctionner et que tout se passe rondement», affirme l'attachée de presse du ministre.

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