Bénévoles poursuivis: gaspillage d'argent, déplore la Fédération des comités de parents

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(Québec) L'argent de la Commission scolaire des Navigateurs aurait été bien mieux investi en services aux élèves handicapés ou avec des troubles d'apprentissage et de comportement qu'en poursuivant quatre parents bénévoles, estime la Fédération des comités de parents du Québec, qui déplore ce qu'elle qualifie d'«acharnement».

Le Soleil révélait mercredi que la Commission scolaire des Navigateurs fait appel aux tribunaux pour évincer quatre parents du comité consultatif pour les élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA).

La commission scolaire réclame la démission des quatre parents bénévoles parce qu'elle estime qu'ils n'ont pas d'enfant avec un trouble d'apprentissage ou de comportement, un préalable, selon son interprétation de la loi, pour être membre du comité consultatif. Le juge Martin Dallaire de la Cour supérieure rendra son jugement au début d'août sur cette requête pour «déposséder une personne d'une charge publique qu'elle occupe illégalement».

Pour Line Deschamps, directrice générale par intérim de la Fédération québécoise des comités de parents, cette procédure est clairement «un cas de bazooka pour tuer une petite mouche».

Trop restrictif

La directrice générale par intérim ne comprend pas que la commission scolaire ait fait une interprétation aussi restrictive de la Loi sur l'instruction publique. «Rien dans la loi ne dit que l'enfant du parent membre du comité doit avoir un code [comme handicapé ou autre], estime Mme Deschamps. L'enfant doit avoir une difficulté.»

Bien des commissions scolaires ne réussissent même pas à former des comités consultatifs EHDAA, faute de parents bénévoles, note Line Deschamps. «J'aime mieux des parents qui veulent se préoccuper de cette question que pas de comité du tout!»

Où était le péril, demande la porte-parole de la Fédération, à laisser en poste pour un an des membres d'un comité consultatif, qui n'ont aucun pouvoir décisionnel? «Avec l'argent investi pour les frais juridiques, on aurait certainement pu aider un, deux ou trois enfants de plus ayant des besoins particuliers», se désole Mme Deschamps. On aurait pu tolérer la situation pour éviter tout ça.

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