Changement d'école à l'automne: traumatisme pour un enfant de 11 ans

Jill Côté déplore que l'entente qu'elle avait avec... (Photothèque Le Soleil)

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Jill Côté déplore que l'entente qu'elle avait avec la commission scolaire des Navigateurs pour que son fils Antoine (qui n'est pas sur la photo) fréquente l'école Saint-Dominique ne tienne plus.

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(Québec) Atteint d'un déficit de l'attention et d'un trouble d'adaptation sévères, Antoine, 11 ans, craint le changement comme la peste. Il a toujours fréquenté l'école Saint-Dominique, à Lévis, où il reçoit tout l'encadrement dont il a besoin, et où il a réussi à se faire trois ou quatre amis. Son univers fragile s'est écroulé quand il a appris qu'il devra faire sa sixième année dans une autre école.

Antoine et sa famille demeuraient dans le bassin de l'école Saint-Dominique jusqu'en 2011, année où ils sont déménagés à Beaumont dans une résidence située aux limites de Lévis. Jusqu'à cette année, ils avaient une entente avec la commission scolaire des Navigateurs (CSDN) pour continuer de fréquenter l'école Saint-Dominique. Une entente qui ne tient plus pour l'année 2015-2016, se désole sa mère, Jill Côté.

«Ça va le traumatiser de changer d'école. Il a mis des années à parler aux autres, sa vie est un effort continu, il a un problème majeur et de la médication, son école est sa bulle...», résume Mme Côté. À l'école Saint-Dominique, Antoine, qui a doublé sa première année, avait un suivi particulier avec orthopédagogue plusieurs fois par semaine et un professeur privé le soir. «En classe, il est toujours assis en avant avec des éducateurs spécialisés qui s'occupent de lui. Il passe une heure et demie à faire ses devoirs le soir, et l'été, il continue de voir son professeur privé pour revoir la matière apprise durant l'année», précise sa mère, selon qui la vie d'Antoine est «un immense défi».

«Son existence et son regard sont différents des autres. Sa vie est une course folle pour ressembler à tout le monde, mais souvent sans succès. Il ne lace pas ses chaussures, il ne veut faire aucune sortie de groupe, il refuse de courir, car il sait qu'il sera le dernier, il a peur des araignées et des monstres sous son lit. Son évolution est lente par rapport aux autres», énumère MmeCôté, qui insiste sur le besoin de routine de son fils et sur son blocage lorsque vient le temps d'entrer en contact avec des personnes qu'il ne connaît pas. «Quand on va manger une crème glacée, il est incapable de demander lui-même ce qu'il veut», illustre-t-elle.

Pourquoi lui?

Vérification faite auprès de la CSDN, Antoine est le seul élève de son niveau qui doit être déplacé parce que les classes de sixième année de l'école Saint-Dominique sont pleines. Autrement dit, il y a un élève de trop, et c'est Antoine qui doit partir.

Pourquoi lui? Parce que la CSDN doit servir sa propre clientèle avant celle d'autres commissions scolaires - Antoine réside à Beaumont, et Beaumont fait partie de la commission scolaire de la Côte-du-Sud-, conformément à son règlement relatif à l'admission, à l'inscription et au déplacement des élèves.

Il y a néanmoins de l'espoir pour Antoine, selon la porte-parole de la CSDN, Louise Boisvert. «On pourra lui proposer une place si des déménagements font en sorte que des places se libèrent à l'école Saint-Dominique. La situation peut changer d'ici la fin de l'été», dit Mme Boisvert.

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