Tirages pour... déplacer des élèves du primaire

L'organisation scolaire dépend de diverses situations, notamment des... (Photothèque le Soleil)

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L'organisation scolaire dépend de diverses situations, notamment des cas d'élèves doubleurs et des déménagements. Les  commissions scolaires doivent aussi tenir compte de la capacité d'accueil des écoles, des ratios prévus par les conventions collectives, sans oublier les développements domiciliaires qui viennent aussi changer les prévisions.

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(Québec) La grande région de Québec se développe à un rythme tel que les commissions scolaires doivent composer avec de plus en plus de problèmes d'espace qui les forcent à appliquer des politiques de transfert d'élèves parfois déchirantes. C'est le cas de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN), qui va jusqu'à tirer au sort les élèves devant être obligatoirement déplacés.

Le Journal de Lévis rapportait il y a deux semaines que quatre élèves de cinquième année de l'école des Mousaillons, dans le secteur Pintendre, avaient appris fin mai qu'ils devaient aller faire leur sixième année à l'école Charles-Rodrigue, dans le quartier Lévis, faute de places disponibles dans Pintendre. Conformément à son règlement relatif à l'admission, à l'inscription et au déplacement des élèves, la CSDN a dû se résoudre à tirer au sort les élèves à transférer. Au moment d'écrire ces lignes, il ne subsistait qu'un seul élève déplacé.

«La situation évolue constamment, et elle peut changer jusqu'à la rentrée», a précisé au Soleil la porte-parole de la CSDN, Louise Boisvert. L'organisation scolaire dépend de diverses situations, notamment des cas d'élèves doubleurs et des déménagements, rappelle-t-elle.

«De tels déplacements [d'élèves] existent depuis longtemps. Il faut tenir compte de la capacité d'accueil des écoles, des ratios prévus par les conventions collectives, etc. [...] Les développements domiciliaires viennent aussi changer les prévisions», ajoute Mme Boisvert, tout en rappelant la fameuse règle du 20 kilomètres dont le ministère de l'Éducation tient compte avant d'accorder un agrandissement ou une nouvelle construction.

Aux dernières nouvelles, la CSDN devait accueillir 522 élèves de plus en 2015-2016 (476 au primaire et 46 au secondaire).

À Saint-Apollinaire, qui connaît un développement soutenu, deux classes de sixième année devront être temporairement déplacées au nouveau centre multifonctionnel de la municipalité. «La demande pour la construction d'une nouvelle école a été réitérée auprès du Ministère», précise Louise Boisvert. 

À Laurier-Station, il y a trop d'élèves de sixième année, mais pas assez pour faire un deuxième groupe. Résultat: une dizaine d'élèves de sixième année de l'école de la Source risquent d'être déplacés vers Dosquet ou Sainte-Croix à l'automne. 

Le secteur Saint-Nicolas, à Lévis, prend lui aussi de l'expansion. Une demande d'agrandissement a été faite pour l'école du Grand-Voilier, et une nouvelle école primaire ouvrira prochainement dans le secteur de Roc-Pointe.

Des augmentations partout

Les autres commissions scolaires doivent elles aussi gérer des surplus d'inscriptions. 

À la Commission scolaire de la Capitale (CSDC), ce sont pas moins de 850 nouveaux élèves qui feront leur entrée à l'automne, dont près de 600 au primaire.

«S'il n'y a pas de place dans l'école de bassin, on essaie de faire les transferts au préscolaire [avant l'entrée à la maternelle] pour éviter d'avoir à déplacer les élèves en cours de scolarisation», indique la porte-parole de la CSDC, Marie-Élaine Dion.

Et si c'est la volonté des parents, la fratrie peut aussi être transférée de façon à ce que tous les enfants fréquentent le même établissement, ajoute Mme Dion.

La CSDC a déposé cette année trois nouvelles demandes pour des agrandissements ou des constructions neuves afin d'être en mesure d'accueillir le nombre croissant d'élèves sur son territoire.

«Ça fait trois ans qu'on demande au Ministère une nouvelle école primaire à Val-Bélair, où le développement domiciliaire est important», mentionne Mme Dion, précisant que des aménagements avaient déjà été faits à l'école secondaire l'Odyssée pour accueillir des élèves du primaire.

Des demandes d'agrandissement ont également été faites pour les écoles du Domaine et des Écrivains, dans les secteurs Duberger et Les Saules, eux aussi en pleine expansion immobilière et démographique.

L'école Les Prés-Verts, dans Lebourgneuf, les écoles Saint-Bernard et Saint-Claude, sur le boulevard Bastien, l'école du Beau-Séjour, dans Saint-Émile, l'école du Joli-Bois, à Saint-Gabriel-de-Valcartier, et l'école des Explorateurs, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, sont autant d'autres établissements de la CSDC qui ont nécessité récemment ou nécessiteront prochainement des agrandissements.

La Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) n'échappe pas non plus à l'arrivée massive de nouveaux élèves, alors qu'elle en accueillera 869 de plus en 2015-2016, dont 743 au primaire.

Élèves accueillis dans le sous-sol d'une église

À Sainte-Brigitte-de-Laval, une nouvelle école ouvrira ses portes à l'automne 2016. En attendant son inauguration, et pour éviter des transferts massifs, des élèves de l'école du Trivent sont accueillis depuis quelques mois dans le sous-sol de l'église de Sainte-Brigitte.

La CSDPS aura également une nouvelle école primaire à Lac-Beauport pour septembre 2016. Depuis l'automne 2013, des élèves doivent suivre leurs cours dans une roulotte située sur le terrain de l'école Montagnac.

Boischatel et Stoneham se sont aussi développés au cours des dernières années, forçant là aussi de nouvelles constructions.

Des classes multiprogrammes comme solution

À l'instar de la Commission de scolaire la Capitale, la réglementation de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ne prévoit pas de tirage au sort pour déterminer les élèves à transférer en cas de surpopulation à l'école de bassin. Idem à la Commission scolaire des Découvreurs (CSDD), qui comptera plus de 200 nouveaux inscrits en 2015-2016. Selon son porte-parole, Alain Vézina, la création de classes multiprogrammes est une solution privilégiée pour éviter le plus possible les transferts d'élèves. N'empêche que la politique d'admission et d'inscription des élèves de la CSDD fait aussi des mécontents. La situation est particulièrement problématique dans les écoles Filteau, Fernand-Séguin et Ruisselet, dont les programmes particuliers sont très populaires et attirent des élèves de partout. Des parents habitant à deux pas de l'école à vocation scientifique Fernand-Séguin ont ainsi eu la mauvaise surprise d'apprendre dernièrement que leur enfant de cinq ans ne pourrait pas fréquenter la maternelle du quartier à l'automne en raison du manque de place. La politique de la CSDD prévoit que lorsque le nombre d'élèves inscrits est supérieur à la capacité d'accueil d'une école, la commission scolaire procède à des déplacements selon un ordre précis qui n'avantage pas nécessairement les enfants résidant dans le bassin de ladite école, confirme Alain Vézina.

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