Fin des élections scolaires: une partielle malgré tout

La Commission scolaire de la Capitale déplore devoir... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La Commission scolaire de la Capitale déplore devoir tenir une élection scolaire partielle alors que le gouvernement a déjà annoncé vouloir abolir ces plébiscites.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La Commission scolaire de la Capitale se retrouve dans une position «très inconfortable», selon sa présidente, Manon Robitaille. Elle a été obligée vendredi de déclencher une élection partielle pour pourvoir un poste de commissaire dans le secteur Montcalm-Saint-Sacrement, malgré l'intention du ministre de l'Éducation, François Blais, de mettre fin aux élections scolaires.

Cette partielle pourrait coûter jusqu'à 50 000 $ aux contribuables. Dans le contexte des compressions imposées au milieu scolaire, Mme Robitaille aurait préféré allouer ces sommes aux services aux élèves. «Est-ce que la personne élue pourra finir son mandat? On fait face à un échéancier non défini», dénonce Mme Robitaille. Depuis le mois de mai, la commission scolaire demande au ministre Blais de clarifier sa situation, mais elle n'a eu aucun retour. Elle a donc appliqué la loi telle quelle.

Les personnes intéressées doivent présenter leur candidature entre le 7 et le 12 juillet. S'il y a plus d'un candidat, les élections auront lieu le 16 août.

Même si elle croit au bien-fondé de la démocratie scolaire, Mme Robitaille se demande si des candidats voudront se présenter comme commissaire en plein été, alors qu'on sait à l'avance que le poste est appelé à disparaître. Elle en vient à souhaiter qu'une seule personne se présente et soit élue par acclamation. «Ainsi, on pourrait redistribuer l'argent non dépensé aux élèves», lance-t-elle.

Réaction du ministre Blais

Questionné à ce sujet en marge de l'annonce d'une exposition au Musée des plaines d'Abraham, le ministre Blais a dit ne pas vouloir intervenir dans ce processus. «Mon intention c'est de déposer un projet de loi et de mettre fin aux élections scolaires [...] en attendant, la loi s'applique, on ne peut rien faire pour ça», a-t-il commenté.

Aurait-il pu, quand même, donner la permission à la commission scolaire de laisser ce siège vide? «Je n'ai pas ce pouvoir-là», a-t-il répondu, ajoutant que «ce ne serait pas bienvenu même de le faire dans les circonstances actuelles». Le ministre plaide que les commissions scolaires sont une institution qui remonte au XIXe siècle et qu'il faut respecter les gens qui sont là, lui qui doit tout de même déposer à l'automne un projet de loi qui sabordera la démocratie scolaire.

Le poste de commissaire dans Montcalm-Saint-Sacrement est libre depuis le 16 avril. La personne qui l'occupait a démissionné parce qu'il n'était plus admissible à occuper le poste. Cadre au ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, son ministère a été fusionné avec celui de l'Éducation au printemps dernier, ce qui le plaçait dans une situation trop délicate.

Le ministre Blais a confirmé la fin des élections scolaires en mai. Le taux de participation aux élections de novembre dernier est passé sous la barre des 5 %.

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