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Université Laval: les syndicats réclament 12 millions $ à John Porter

Les propos de John Porter lors d'une entrevue... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les propos de John Porter lors d'une entrevue au Soleil à la fin mai ont provoqué l'ire des syndicats de l'Université Laval, qui réclament 12 millions $ au président du conseil d'administration de l'établissement d'enseignement.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les réclamations des syndicats à l'Université Laval pour les propos de son président de conseil d'administration, John Porter, dans le dossier de l'après-mandat, s'élèvent à plus de 12 millions $.

Les syndiqués mettent à exécution la menace qu'ils ont brandie plus tôt cette semaine. Faute de rétractation de la part de la direction, plusieurs organisations ont déposé- ou s'apprêtent à le faire - un grief pour diffamation contre l'institution d'enseignement supérieur.

C'est le cas pour les professeurs (SPUL), les chargés de cours (SCCCUL), les employés de soutien (SEUL) et le personnel administratif (APAPUL). Les quatre syndicats ont opté pour le même type de réclamation. Ils exigent, pour chacun de leurs membres, un dédommagement de 1000 $ plus un autre 1000 $ en dommage punitif. Donc, 2000 $ par personne. Le SPUL compte 1300membres, le SEUL en a 1800, le SCCCUL 1900 et l'APAPUL 1000. Total : 6000membres multipliés par 2000 $. Une somme de 12 millions$.

À cela s'ajoutent les 10000 $ réclamés pour chacun des administrateurs des quatre syndicats.

Et un recours devant la Cour supérieure demeure envisagé par le SPUL.

Fin mai, en entrevue au Soleil, le président du C. A. de l'Université Laval a soutenu que les fuites liées à la bonification des conditions d'après-mandat de la direction étaient l'oeuvre de syndicats cherchant à «fragiliser» la partie patronale.

Pas de rétractation

Une affirmation fausse, mensongère et diffamatoire, estiment ces syndicats de l'Université Laval, qui demandent réparation. Une mise en demeure a été envoyée la semaine dernière qui exigeait une rétractation. Le délai imparti étant dépassé, les griefs ont été déposés à la direction des ressources humaines de l'Université Laval.

Les parties devront s'entendre sur le choix d'un arbitre pour chaque cause, faute de quoi le ministre du Travail peut être appelé à en désigner un.

En novembre, le C. A. de l'Université Laval a voté une bonification des conditions d'après-mandat des hauts dirigeants de l'institution aux prises avec des compressions de 58millions $ sur deux ans. Les dirigeants ont par la suite consenti à une baisse de salaire de 3 %. Un bras de fer s'est engagé avec le ministre de l'Éducation qui estime que l'institution a agi en contravention des règles et qu'elle doit reculer sur l'après-mandat.

Début juin, l'Université a affirmé que les coupes imposées par Québec risquaient de la forcer à mettre à pied 150 travailleurs. Comme 12 autres institutions, la direction de l'Université Laval doit défiler à l'automne devant la Commission de la culture et de l'éducation pour rendre compte de sa gestion. Le Parti québécois a déjà prévenu qu'il entendait y aborder la question des conditions d'après-mandat.

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