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Université Laval: trois démissions à la haute direction

La bonification des conditions d'après-mandat des hauts dirigeants... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La bonification des conditions d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval ne s'appliquera pas à Sophie D'Amours, puisqu'elle n'a pas exercé deux mandats.

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(Québec) Trois membres de l'équipe de direction du recteur Denis Brière quittent le navire, dont la vice-rectrice à la recherche et à la création, Sophie D'Amours. Un départ qui surprend la communauté universitaire.

Outre Mme D'Amours, qui retourne à ses activités de recherche en génie industriel, deux autres membres de la haute direction choisissent de prendre leur retraite. Il s'agit du vice-recteur adjoint à la recherche Denis Mayrand et de la vice-rectrice adjointe aux ressources humaines Mireille Létourneau. Trois des douze membres de l'équipe de M. Brière démissionnent donc avant l'échéance de leur mandat, en 2017.

Il n'a pas été possible de parler avec Mme D'Amours, vendredi. L'Université Laval n'a pas voulu commenter son choix, sinon pour dire qu'elle entend se «consacrer à ses nombreux travaux de recherche», a indiqué le porte-parole Samuel Auger.

Différentes sources ont confié leur surprise relativement au départ de Mme D'Amours, une sommité dans son domaine. Docteure en mathématiques appliquées et en génie industriel, elle est titulaire d'une chaire de recherche du Canada. Elle a reçu au fil des ans près d'une trentaine de prix et de distinctions. Mme D'Amours dirige aussi un réseau de recherche national et préside le C. A. du Centre de recherche industrielle du Québec. Comme vice-rectrice à la recherche à l'Université Laval, elle gérait un budget de plus de 300 millions $. Elle est la fille de l'ex-président du Mouvement Desjardins, Alban D'Amours.

Les postes des trois démissionnaires de la haute direction ont été pourvus lors d'une réunion du C. A. de l'institution, mercredi.

La bonification des conditions d'après-mandats des hauts dirigeants de l'Université Laval votée en novembre ne profitera pas à Mme D'Amours, estime le cabinet du ministre de l'Éducation. Elle prévaut uniquement pour ceux qui ont exercé deux mandats, ce qui n'est pas le cas de Mme D'Amours, vice-rectrice depuis juillet 2012.

Les deux autres démissionnaires ne conservent pas de lien d'emploi avec l'Université et ne bénéficieront donc pas non plus de la bonification.

[Après publication, l'Université Laval a contacté Le Soleil pour dire qu'elle ne considère pas les cas de Mme Létourneau et de M. Mayrand comme des démissions, mais bien des départs à la retraite.]  

Audit interne refusé

Par ailleurs, la demande des directeurs des départements et des écoles de la Faculté des sciences sociales d'éclaircir les circonstances de la démission de leur doyenne Caroline Senécal a été rejetée par l'Université Laval.

«Il n'est ni d'usage ni dans les bonnes pratiques de gouvernance d'aborder publiquement les cas d'individus», a répondu le président du C. A. John Porter dans une lettre datée du 17 juin.

Selon nos informations, l'ex-doyenne Caroline Senécal et ses vice-doyens, Lucie Samson et Serge Dumont, auraient quitté leurs fonctions moins d'un an après leur arrivée en poste, insatisfaits de la répartition des coupes entre les facultés de l'Université. La plupart doivent composer avec une compression de 5 %. Mais d'autres, comme médecine, pharmacie, médecine dentaire ou foresterie, s'en tirent avec 3 %.

«Mme la doyenne a choisi de démissionner et ce n'est pas le rôle du C. A., non plus que celui de son président, de remettre en cause cette décision» écrit M. Porter.

Malgré la «vive inquiétude» et les «incertitudes» causées par les démissions, les directeurs de départements semblent prêts à passer à autre chose. Selon nos informations, ils n'ont pas l'intention de pousser le dossier plus loin, notamment par égard pour Mme Senécal, qui souhaiterait tourner la page sur l'épisode.

Une élection à la tête de la Faculté des sciences sociales se profile à la fin août, début septembre, nous dit-on.

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