Ententes de scolarisation: priorité à l'intérêt des élèves, dit Blais

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Le ministre François Blais compte retirer aux commissions scolaires leur pouvoir de taxation.

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(Québec) Réagissant à notre reportage sur les ententes de scolarisation que la commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) rechigne à signer, le ministre de l'Éducation, François Blais, a déclaré vendredi par l'entremise de son attachée de presse qu'il s'attendait à ce que les commissions scolaires prennent des décisions en fonction des intérêts des élèves et qu'elles suivent les recommandations de leur protecteur de l'élève.

Le Soleil rapportait vendredi que la CSDPS avait fait fi de la recommandation de sa protectrice de l'élève de signer des ententes de scolarisation pour sept élèves qui souhaitaient s'inscrire au programme de concentration sportive et artistique de l'école des Berges, un établissement situé sur le territoire de la commission scolaire de la Capitale.

La CSDPS refuse de signer ces ententes parce qu'elle dit avoir un programme équivalent à l'école La Farandole, dans le secteur de Beauport. Un point de vue que ne partage pas la protectrice de l'élève de la CSDPS, selon qui les deux programmes ne sont pas comparables au regard notamment des objectifs et de la clientèle visés.

Pour résumer, le programme de l'école des Berges est destiné aux élèves qui ont plus de 75 % en français et en mathématiques et qui sont référés par une discipline sportive ou artistique. Pour y être admis, il faut passer deux examens. Quant au programme de l'école de la Farandole, ses critères d'admission sont beaucoup moins élevés, son objectif étant d'encourager la persévérance scolaire.

«Les programmes sport-études sont des programmes intéressants pour le développement des capacités sportives des jeunes, mais aussi pour la persévérance scolaire. Les commissions scolaires sont responsables de leur organisation scolaire. Nous nous attendons à ce qu'elles prennent de bonnes décisions dans le meilleur intérêt des élèves», a commenté l'attachée de presse du ministre Blais, Julie White.

Mme White a ensuite précisé que le ministre de l'Éducation s'attendait aussi à ce que les commissions scolaires «prennent en considération les recommandations du protecteur de l'élève».

Et le ministre peut-il intervenir s'il a l'impression qu'une décision n'a pas été prise dans l'intérêt supérieur des élèves et à l'encontre d'une recommandation du protecteur de l'élève? «Ce sont les commissions scolaires qui sont responsables de l'organisation de leurs services», a réitéré Mme White.

En clair, cela signifie que le ministre n'a qu'un pouvoir de recommandation et qu'il ne se mêle pas des décisions relatives à l'organisation scolaire prises par des institutions autonomes et des commissaires élus.

On sait par ailleurs que le ministère de l'Éducation planche actuellement sur un nouveau modèle de gouvernance qui prévoit notamment l'abolition des élections scolaires et le transfert de certains pouvoirs des commissions scolaires aux écoles. La fusion de commissions scolaires est aussi dans les cartons du ministre Blais.

Ni la Fédération des commissions scolaires ni celle des comités de parents du Québec n'ont souhaité réagir à notre reportage, estimant qu'il s'agit d'une problématique locale, «qui n'est pas généralisée».

Il n'a pas été possible de parler vendredi à un représentant du comité de parents de la CSDPS.

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