Sport-études: des élèves du primaire freinés par leur commission scolaire

«Il faut [faire] connaître [nos programmes] et fidéliser... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

«Il faut [faire] connaître [nos programmes] et fidéliser les élèves. On fait donc moins d'ententes de scolarisation, mais on en fait encore pour des programmes qu'on n'a pas, comme le tennis», a plaidé Jean-François Parent, porte-parole de la CSDPS

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Certaines commissions scolaires semblent prêtes à tout pour garder leurs élèves. C'est le cas de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS), qui, malgré un avis contraire de sa protectrice de l'élève, refuse de signer des ententes de scolarisation qui permettraient à sept enfants de fréquenter les programmes de hockey et de soccer d'une école de la Commission scolaire de la Capitale.

Les élèves en question, qui seront en 4e année en 2015-2016, souhaitent faire partie de la concentration sportive et artistique de l'école des Berges, dans le quartier Saint-Roch. Six d'entre eux visent la discipline de hockey, l'autre, celle de soccer.

Leurs parents ont donc demandé à la CSDPS des ententes de scolarisation, comme le veut la procédure. La CSDPS a refusé, évoquant une résolution adoptée en septembre 2013.

«Considérant que la CSDPS perd annuellement entre 200 et 250 élèves au profit de la Commission scolaire de la Capitale dans le cadre d'ententes de scolarisation», celles-ci ne peuvent être autorisées que lorsque la commission scolaire n'offre pas de programmes équivalents, dit essentiellement la résolution.

Devant cette réponse, des parents se sont plaints à la protectrice de l'élève, plaidant que la CSDPS n'offrait justement pas de programmes équivalents à ceux de l'école des Berges.

Ces programmes de concentration sportive ou artistique, qui s'adressent aux élèves de 4e, 5e et 6e année de la région de Québec, sont «contingentés». Pour y être admis, les élèves doivent avoir 75 % ou plus en français et en mathématiques, passer des examens d'admission et être recommandés par une discipline sportive ou artistique. «Ce sont des programmes pour initiés», résume la porte-parole de la Commission scolaire de la Capitale, Marie-Élaine Dion.

Le programme de hockey auquel la CSDPS réfère pour justifier son refus de signer des ententes de scolarisation est offert à l'école La Farandole, dans le secteur de Beauport. Ses critères d'admission sont loin d'être aussi élevés que ceux du programme de l'école des Berges : tous les enfants peuvent y être admis s'ils n'ont pas eu d'échec scolaire, s'ils ont un intérêt pour le hockey et s'ils sont référés par le professeur titulaire et le professeur d'éducation physique.

L'objectif de ce programme est de motiver les garçons à poursuivre leurs études, comme l'avait expliqué la directrice de l'école La Farandole, Suzanne Tremblay, au moment de la création de la discipline, en 2012.

Dans son avis rendu le 9 juin, la protectrice de l'élève de la CSDPS, Charline Roy, conclut que le programme de concentration hockey de l'école La Farandole et celui de l'école des Berges ne sont pas équivalents en regard notamment des objectifs et de la clientèle visés

Or voilà, le conseil des commissaires a adopté à dix contre deux cette semaine une résolution rejetant la recommandation de la protectrice de l'élève de signer les fameuses ententes de scolarisation.

Les parents peuvent faire appel de cette décision au comité d'examen du conseil des commissaires, qui a 30 jours pour formuler ses recommandations, lesquelles sont ensuite soumises au... conseil des commissaires, à qui revient la décision finale(!). «Pour la rentrée scolaire 2015-2016, on peut oublier ça!» s'insurge un parent qui préfère ne pas être identifié.

«Pour la rentrée scolaire 2015-2016, on peut oublier ça!»

Un parent qui préfère ne pas être identifié

Les parents d'une jeune danseuse de ballet en ont aussi contre le refus de la CSDPS de signer une entente de scolarisation qui permettrait à leur enfant de fréquenter un établissement de la Commission scolaire des Découvreurs et de suivre le programme de danse-études offert par l'école Christiane Bélanger. Ils sont même allés jusqu'à lancer une pétition sur Facebook demandant à la CSDPS de faire passer le développement et la réussite de leur fille «avant l'enveloppe budgétaire qu'ils reçoivent pour elle».

Moins d'ententes de scolarisation

En entrevue au Soleil, jeudi, le porte-parole de la CSDPS, Jean-François Parent, a rappelé que la CSDPS avait développé plusieurs programmes au cours des dernières années. «Il faut les faire connaître et fidéliser les élèves. On fait donc moins d'ententes de scolarisation, mais on en fait encore pour des programmes qu'on n'a pas, comme le tennis», a précisé M. Parent.

Le porte-parole de la CSDPS a par ailleurs convenu que le rejet de la recommandation de la protectrice de l'élève par le conseil des commissaires était «une exception». «Généralement, le conseil des commissaires suit les recommandations de la protectrice. Mais là, les commissaires ont jugé que les deux programmes étaient comparables, alors ils ont pris un chemin différent», a expliqué M. Parent.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer