Blais met en péril 150 emplois, selon l'Université Laval

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Malgré des signaux contraires envoyés par des fonctionnaires du Conseil du trésor, dit e vice-recteur exécutif de l'Université Laval Éric Bauce , le ministre de l'Éducation a refusé que des dépenses en immobilisation (infrastructures, réparations, équipements, par exemple) soient considérées comme «capitalisables».

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(Québec) Un nouveau chapitre s'ajoute au bras de fer qui oppose François Blais et l'Université Laval qui accuse maintenant le ministre de mettre en péril 150 emplois au sein de l'établissement.

Le vice-recteur exécutif Éric Bauce s'étonne de la «fin de non-recevoir» reçue «hier [mardi]» quant à l'utilisation d'une somme de 11 millions $ pour absorber une partie des compressions de 58 millions $ imposées sur deux ans.

Malgré des signaux contraires envoyés par des fonctionnaires du Conseil du trésor, dit M. Bauce, le ministre Blais a refusé que ce montant prévu pour des dépenses en immobilisation (infrastructures, réparations, équipements, par exemple) puisse être utilisé pour faire face aux compressions. Son prédécesseur, Yves Bolduc, aurait été favorable à cette façon de faire, qui est aussi celle des musées, soutient-il.

«Le ministre nous force à prendre des salaires pour payer des réparations de parking», affirme M. Bauce. Son budget étant constitué à 80 % de salaire, le vice-recteur voit mal comment les mises à pied pourraient être évitées. Le ministre «est la seule personne, et je roule ce dossier-là depuis un bout, qui s'oppose à ça et c'est la seule personne qui va être responsable des pertes de 150 emplois».

Le manque à gagner laisse un «trou» de 11 millions $ dans le budget de l'Université, soit l'équivalent de 150 emplois, indique-t-il.

M. Bauce s'explique mal qu'il doive aller à l'encontre des «bonnes pratiques comptables» en utilisant du budget de fonctionnement pour financer des immobilisations.

De son côté, le ministre de l'Enseignement supérieur a indiqué que l'Université Laval devait se soumettre aux mêmes règles que celles appliquées à l'ensemble de la communauté. «Les universités doivent décider de la façon de réaliser les efforts budgétaires qu'on leur a demandés, a déclaré François Blais. Je n'ai pas mon mot à dire. Les règles budgétaires sont les mêmes pour toutes les universités. On applique les mêmes règles budgétaires.»

Au cabinet de M. Blais, on assure que l'Université Laval est la seule du réseau à faire cette demande. Cette même requête a aussi été refusée l'an passé, dit-on. 

Le président du Syndicat des employés de l'Université Laval, Luc Brouillette, déplore que le personnel de soutien soit «l'objet du chantage» et de la «chicane» entre le ministre et l'Université. «En fin de compte, ce sont nous qui allons en manger une et les clients qui n'auront pas leurs services, dit-il. Et l'excuse, ce sera : "Ce n'est pas moi, c'est l'autre".»

Le ministre Blais et l'Université Laval sont aussi à couteaux tirés dans le dossier de la bonification de l'après-mandat consentie aux hauts dirigeants de l'établissement. La semaine dernière, le président du conseil d'administration, John Porter, a accusé le ministre de faire de «l'acharnement» envers l'Université Laval.

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