Fin des élections scolaires: les directions d'école saluent l'ouverture du ministre

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(Québec) L'Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) et la Fédération québécoise des directions d'enseignement (FQDE) saluent l'ouverture du ministre de l'Éducation, François Blais, qui a confirmé vendredi son intention d'opérer un vaste changement dans la gouvernance scolaire.

«On est contents, ça fait longtemps qu'on demande plus de marge de manoeuvre dans nos établissements. On a un rôle important à jouer, et on veut le jouer. On veut faire partie des décisions qui concernent directement nos écoles et la réussite des élèves», a commenté en entrevue au Soleil la présidente de l'AQPDE, Danielle Boucher.

«On ne veut pas tout le pouvoir, mais un pouvoir partagé [...]. On pense qu'une structure intermédiaire doit rester. Il y a des compétences pointues qu'on n'a pas et qu'on ne veut pas avoir, comme la gestion du transport scolaire», dit la présidente de l'AQPDE, une association qui regroupe 430 directions d'école situées principalement dans la région de Québec.

Éviter les nominations partisanes

Les directions d'établissement tiennent également au volet démocratique dans la gouvernance des écoles. «S'il y a des gens qui sont nommés, il faut que ce soit en lien avec leurs compétences, on ne veut pas de nominations partisanes», insiste Mme Boucher, selon qui la démocratie pourrait s'exercer davantage par l'entremise des conseils d'établissement.

La présidente de la FQDE, Lorraine Normand-Charbonneau, abonde dans le même sens. «Actuellement, les décisions ne se prennent pas [suffisamment] dans les écoles. Il y a des conseils d'établissement, il y a des gens qui ont été élus, et ces gens-là n'ont pas grand marge de manoeuvre dans les décisions, que ce soit en matière de budget ou de services éducatifs», déplore MmeNormand-Charbonneau.

La présidente de la CS de la Capitale «préoccupée»

La présidente de la commission scolaire (CS) de la Capitale, Manon Robitaille, s'est dite «préoccupée» par la décision précipitée du ministre François Blais d'abolir les élections scolaires.

«C'est très préoccupant, c'est un recul important dans la possibilité pour les communautés d'influencer les orientations [scolaires]. Nous, on croit à la démocratie scolaire, on croit à la représentativité des milieux, surtout qu'on a des milieux très différents à la CS de la Capitale», a réagi Manon Robitaille au cours d'un entretien téléphonique avec Le Soleil, vendredi.

«Comment le ministre de l'Éducation peut-il se positionner de façon aussi affirmative alors que le projet de loi n'est pas encore déposé?» demande Mme Robitaille, pour qui François Blais n'est qu'«un messager qui répond à un mandat».

Le ministre de l'Éducation a beau parler de décentralisation des décisions, il fait plutôt la démonstration d'une vision centralisatrice, «vers le haut», déplore-t-elle.

Situation particulière

Mme Robitaille se demande par ailleurs comment, dans le contexte actuel, la CS de la Capitale doit jongler avec la démission récente d'un commissaire.

«La Loi sur les élections scolaires nous oblige à entamer le processus électoral dès qu'on reçoit la lettre de démission, rappelle-t-elle. On est dans une situation inconfortable parce qu'il n'y a pas d'échéancier précis à la fin de la représentation citoyenne...»

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