Bonis à Laval: les hauts dirigeants devant les élus cet automne

La haute direction de l'Université Laval, dont le... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La haute direction de l'Université Laval, dont le recteur Denis Brière, ne sera pas convoquée tout de suite par l'Assemblée nationale. Le ministre Blais espère que le C. A. reviendra sur sa décision.

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(Québec) À moins de revenir sur leur décision, les hauts dirigeants de l'Université Laval devront défendre la bonification de 1,4 million $ de leurs conditions d'après-mandat devant les députés en commission parlementaire dès cet automne.

En chambre, jeudi, le ministre de l'Enseignement supérieur, François Blais, a rejeté la proposition de sa vis-à-vis péquiste Véronique Hivon de convoquer sur-le-champ la haute direction en commission pour qu'elle s'explique.

«La direction ne bénéficie pas en ce moment de ces bonifications-là, c'est pour 2017, a noté le ministre en chambre. Ça nous donne encore beaucoup, beaucoup de temps pour intervenir.»

M. Blais espère que le conseil d'administration reviendra sur sa décision d'améliorer les conditions d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval. 

«Ça fait les manchettes depuis le mois de décembre et il n'y a pas eu d'ouverture manifestée par la haute direction de l'université, a dénoncé Mme Hivon. Les étudiants souffrent, les services souffrent, et la haute direction est payée. Il faut les convoquer.»

Même sans mandat d'initiative à court terme, la commission de la culture et de l'éducation entendra bientôt les patrons de différentes universités du Québec. 

La Loi sur les établissements d'enseignement de niveau universitaire prévoit que les députés interrogent en commission les dirigeants au moins une fois tous les trois ans. Or, ceux de l'Université Laval comme de 12 autres institutions n'ont pas défilé devant la commission depuis 2010. 

Les députés membres ont amorcé les auditions statutaires en 2013 et ont interrogé les dirigeants de six établissements. Mais le déclenchement des élections en mars 2014 a interrompu le mandat et les audiences qui devaient se poursuivre lors du printemps. 

La présidente de la Commission de la culture et de l'éducation, Filomena Rotiroti, a confirmé au Soleil que les dirigeants universitaires qui n'ont pas comparu défileront «vers la fin de l'été ou au début de l'automne». 

À moins que le dossier prenne une nouvelle tournure d'ici là, la députée péquiste Hivon aura alors le loisir de cuisiner la direction de l'Université Laval. 

Mandat «très bien payé»

Dans ses échanges avec l'opposition, jeudi, le ministre Blais s'est plu à rappeler que le président du C. A. de l'Université Laval, John Porter, a reçu «un mandat important, très bien payé» par le précédent gouvernement péquiste. Il avait partagé un montant de 225 000 $ avec une coprésidente pour son travail au chantier sur la loi-cadre des universités déclenché par l'ex-ministre péquiste Pierre Duchesne. «Moi aussi, je lui reconnais une autorité pour trouver la solution, la voie de passage pour sortir l'université de cette situation», a lancé le ministre Blais.

Le président du Syndicat des professeurs de l'Université Laval (SPUL), Yves Lacouture, entend «maintenir la pression» sur l'administration. «La majorité des sections du SPUL ont écrit à M. Porter pour demander au C. A. de revoir cette décision, indique-t-il. On maintient que c'est une mauvaise décision qui a été prise au mauvais moment.»

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