Élections scolaires: les anglophones défendront leur «droit constitutionnel»

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Le ministre de l'Éducation François Blais

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les anglophones du Québec ne resteront pas les bras croisés devant «une attaque à [leurs] droits les plus fondamentaux», dans ce cas-ci le droit constitutionnel d'élire leurs commissaires scolaires, promet la Commission scolaire Central Québec (CSCQ).

Le président de la Commission qui dessert 4500 étudiants de la région, Stephen Burke, a fait part de cette opinion dans une lettre expédiée au ministre de l'Éducation François Blais.

Il la lui réitérera en personne, jeudi, lorsque M. Blais participera au congrès de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, tenu dans la capitale.

Dans sa missive, expédiée le 5 mai, M. Burke rappelle à quel point la communauté anglophone tient à «ces dernières instances de gouvernance d'organismes publics» qui lui appartiennent en propre. «Ce contrôle des institutions d'enseignement public nous est vital.

«Nous n'accepterons jamais qu'il nous soit retiré pour des raisons qui sont loin de viser une meilleure qualité d'enseignement.» Selon lui, «l'abolition des élections scolaires [à laquelle songe le ministre] est perçue au sein de la communauté anglophone comme une attaque à [leurs] droits les plus fondamentaux.

«Il s'ensuit que nous prendrons tous les moyens pour convaincre votre gouvernement de ne pas aller de l'avant avec votre intention d'abolir notre droit de choisir par suffrage universel ceux et celles à qui nous voulons confier la gestion de nos institutions scolaires.»

Moyens à déterminer

Dans sa lettre, M. Burke ne précise pas quels «moyens» pourraient être utilisés. En entrevue, il fait valoir que la missive est expédiée au nom de sa seule commission scolaire. Il la considère comme «une première salve» pour annoncer ce que demande la communauté anglophone. D'autres membres de l'Association se joindront à la requête, prédit-il.

«La formule du ministre Blais ne fait pas du tout notre affaire», commente-t-il au sujet de la possibilité d'un collège électoral composé de parents, d'enseignants, d'administrateurs et d'autres représentants de la société. 

Il craint que cela ouvre la porte à des nominations partisanes. Le président de la CSCQ doute que les élections scolaires coûtent 20 millions $, comme le soutient le gouvernement.

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