Des étudiants occupent les terrains du Cégep Garneau

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Entre 40 et 50 étudiants occupent depuis ce matin les terrains du Cégep Garneau pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Entre 40 et 50 étudiants occupent depuis ce matin les terrains du Cégep Garneau pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

Les militants, qui ont installé une quinzaine de tentes et dont l'action se déroule dans le contexte du mouvement «Occupe toute», en ont également contre «les «suspensions politiques» au Cégep Garneau et à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). 

Pour Garneau, ils font plus particulièrement allusion aux deux étudiants suspendus à la suite de plaintes d'intimidation déposées à la direction du cégep par des membres du Parti démocratique Garneau (PDG) en période préélectorale. 

Pour rappel, l'équipe du PDG, qualifiée «de droite» par ses détracteurs, a finalement été élue au conseil d'administration de l'association étudiante avec une forte majorité, la semaine dernière.

À la direction du Cégep Garneau, on précise que les deux étudiants visés par les plaintes viennent de recevoir leur sanction. «Ils avaient été suspendus au départ. Le comité de discipline a traité leur cas, et ils viennent de recevoir leur sanction», explique la directrice des communications du Cégep Garneau, Sylvie Fortin, qui n'a pas voulu détailler les sanctions imposées aux deux étudiants pour des raisons de confidentialité.

La direction en discussion avec les campeurs

À propos du campement installé sur les terrains du Cégep Garneau, Mme Fortin mentionne que la direction est en discussion avec les étudiants occupants. 

«Tout se passe pour l'instant de manière paisible, pacifique. On discute, on échange avec les étudiants, on comprend leurs revendications. Notre préoccupation, c'est le respect et la sécurité des personnes et des installations. On ne veut pas de confrontation, mais on ne veut pas non plus d'un campement qui va s'étirer dans le temps», explique la porte-parole du Cégep Garneau, ajoutant que la direction ne prévoit pas pour le moment faire appel à la police.

Dans un communiqué diffusé ce matin, les occupants y vont de cette déclaration: «Le monde n'est plus à nous. On se l'est laissé prendre. Au fil des dernières décennies, la propriété privée a dépassé ses propres frontières et s'est enclos elle-même, l'empire tyrannique de l'individu a triomphé sur la collectivité. Tout s'est privatisé, atomisé, tout s'est fermé», écrivent-ils.

«Toute activité, tout espace doit maintenant être surveillé, légiféré, rentabilisé. Le néolibéralisme et son arme à pauvreté, l'austérité, n'éteindront pas le feu de notre colère, de notre espoir. Et même si l'on nous dicte de rester sagement dans ce peloton d'exécution, nous briserons les rangs du conformisme aveugle», promettent les étudiants.

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