Blais indigné par le parachute doré du recteur de Bishop

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Le ministre de l'Éducation, François Blais

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le ministre François Blais trouve extravagante la prime de départ de 622 000 $ accordée au recteur de l'Université de Bishop et examine la possibilité de l'annuler.

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a eu une réaction sans équivoque en commentant les révélations du Journal de Québec. Michael Goldbloom, le dirigeant de la plus petite université québécoise avec moins de 3000 inscrits, quittera, en 2018, avec une prime équivalant à deux années de salaire.

«Je ne peux comprendre au Québec qu'on accorde des primes de ce niveau-là à des gens dans des fonctions pour lesquelles le financement vient essentiellement ou en bonne partie des fonds publics. Ce n'est pas acceptable.»

François Blais a assuré qu'il contactera le conseil d'administration de l'établissement «pour qu'on m'explique d'où vient cette prime. La population ne peut plus comprendre ça», a-t-il fait en référence au climat de restrictions budgétaires qui règne à Québec.

«Je vous rappelle que c'est une université qui nous dit «on n'a plus les moyens (pour maintenir un enseignement de qualité). On est coupé. On ne pourra pas atteindre l'équilibre budgétaire. On a des problèmes de solvabilité avec notre régime de retraite.» Ils ont tout ça. Et ils versent deux ans de salaire!»

Dès mercredi après-midi, les collaborateurs du ministre se sont mis à la tâche pour examiner les possibilités menant à la radiation de la clause accordant une telle indemnité. «La première chose que je vais vérifier, c'est que la rémunération globale des dirigeants des universités est soumise à un contrôle par le ministère.»

M. Blais a souligné que les dirigeants universitaires «ne peuvent pas évoluer de façon complètement libre.» Il a laissé entendre que, s'il y a eu changement au contrat liant M. Goldbloom à Bishop, «à ce moment, nous aurions les moyens d'agir. Si ce n'est pas le cas, je devrai parler au président du conseil d'administration».

C'est le deuxième dossier litigieux avec le monde universitaire auquel est confronté le ministre Blais. Ce sont les changements aux avantages d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval qui l'attendaient à son arrivée en poste, en début d'année.

Le Soleil a révélé que le conseil d'administration de l'institution a changé les règles pour ceux qui quittent un poste à la haute direction. Ils conserveront entre 75% et 100% de leur salaire, sur une période pouvant aller jusqu'à six ans après leur mandat, s'ils demeurent à l'emploi de l'Université. La règle précédente prévoyait l'octroi d'entre 70 % et 90 % de la rémunération pendant trois ans.

Le conseil d'administration a refusé d'annuler la modification, malgré les demandes formulées par M. Blais et son prédécesseur Yves Bolduc. L'entourage de l'actuel ministre de l'Enseignement supérieur indique que des «échanges» ont eu lieu avec Laval pour réitérer la requête. En vain, pour l'instant. Le titulaire du portefeuille a le pouvoir de récupérer des sommes qu'il juge indûment octroyées en les soustrayant du budget de l'institution.

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