Le ralentissement du marché minier ne démotive pas les étudiants

La chute du marché des ressources naturelles ne... (Collaboration spéciale, Fanny Lévesque)

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La chute du marché des ressources naturelles ne fait pas peur à Mélina Audet, qui suit sa formation en technologie minérale au Cégep de Sept-Îles.

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) La débâcle du marché du fer ne freine pas les ardeurs des étudiants du domaine minier du Cégep de Sept-Îles. Mélina Audet, 19 ans, décrochera son diplôme en technologie minérale le mois prochain, et l'avenir est loin de lui faire peur.

Originaire de Rivière-Pentecôte, tout près de Port-Cartier, la jeune étudiante n'avait pas envie de quitter la région pour les études. «Je voulais faire technique policière, mais c'était plus un rêve de petite fille, ce n'était pas pour moi», confie-t-elle, timide. Les yeux devenus brillants, Mélina poursuit. «Je n'ai pas peur de me salir les mains, j'ai toujours été intéressée pour le procédé [en usine] et sur le comment optimiser les résultats.»

Mélina dit être servie dans son programme d'études, offert à Sept-Îles seulement depuis 2011. «Je prends toujours un grand respire quand on me demande : "C'est quoi ça, la technologie minérale?"» lance la cégépienne. «C'est une formation très vaste, qui touche à plusieurs aspects de l'industrie, tant l'arpentage que la géologie, que l'exploitation minière à ciel ouvert ou souterraine, le dynamitage aussi.»

C'est principalement l'étendue de la formation technique qui lui donne confiance pour la suite, dans le contexte du cycle baissier des ressources naturelles. «C'est surtout le fer qui ne va pas bien, mais des minéraux, il y en a à la tonne», assure-t-elle. «Et puis, le domaine technologique va toujours avoir sa place, tout le monde veut progresser.»

Être prêt pour la relance

Pour le Cégep de Sept-Îles, qui offre trois programmes d'études liés à l'industrie lourde, l'accalmie ressentie dans le secteur minier est «le meilleur moment» pour s'instruire. «Il y a énormément de projets en latence dans le Nord», affirme le directeur des études, Marc Lavoie. «Les jeunes vont être là quand ça va redémarrer, ils seront les premiers appelés.»

Le taux de placement pour les diplômés en technologie minérale atteint 100 % et se situe au-dessus de 90 % pour ceux de maintenance et électronique industrielle. Se former à Sept-Îles signifie également la possibilité d'effectuer ses stages d'études directement chez les grands employeurs de la Côte-Nord, rappelle M. Lavoie. «Les jeunes sont à même le territoire exploité. Il n'y a pas de meilleure façon de se faire connaître.» Stagiaire chez ArcelorMittal à Port-Cartier, Mélina garde néanmoins les pieds sur terre, quelques semaines avant la fin de ses études. «En sortant, je ne m'attends pas à me placer dans mon métier idéal, mais il y a plein d'autres endroits où je peux travailler», affirme avec optimiste celle qui rêve de devenir technicienne de procédé.

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