L'UQAR dans le rouge

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Le recteur de l'UQAR, Jean-Pierre Ouellet, a annoncé vendredi que la situation financière de son établissement était désastreuse.

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Johanne Fournier
Le Soleil

(Rimouski) L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) vit l'une des pires situations financières de son histoire des 20 dernières années. Son déficit pour la prochaine année financière pourrait atteindre 3 millions $, sur un budget de fonctionnement de 80,7millions $. «Nous sommes très inquiets de la situation financière de l'UQAR», a admis le recteur, Jean-Pierre Ouellet.

Cette conjoncture pourrait aller jusqu'à menacer la mission de l'établissement et la qualité de ses services. Selon la vice-rectrice aux ressources humaines et à l'administration, il faut remonter à la fin des années 90 pour se remémorer une situation financière aussi critique. Marjolaine Viel, qui était à l'époque directrice des finances, se souvient que le gouvernement avait alors injecté de nouvelles sources de financement et que ce fut, pour l'UQAR, une façon de retrouver son équilibre budgétaire.

À la fin de leur exercice financier 2015-2016, les administrateurs arrivent, de façon prudente, à un déficit de 1,6 million $. Mais, quand ils auront une lecture plus juste des répercussions engendrées par les coupes gouvernementales, ils appréhendent que le déficit puisse plutôt friser les 3 millions $. Ce manque à combler vient s'ajouter aux 3,8 millions $ de déficit accumulé par l'établissement.

Les dirigeants de l'université ne voient pas de quelle façon ils réussiront à surmonter ce gouffre financier. «Nous nous retrouvons dans une situation financière très critique, admet M. Ouellet. Nous avons atteint une limite quant à notre capacité de résilience pour répondre aux compressions du gouvernement.»

Ces coupes, imposées à l'ensemble du réseau universitaire québécois dans le dernier budget provincial, totalisent 73 millions$. Pour l'UQAR, cela représente 6,5millions $ de moins dans ses coffres. Même si ces compressions affectent également le campus de Lévis, les conséquences seront plus marquées à Rimouski.

«On a toujours trouvé des avenues pour comprimer nos dépenses, fait savoir M. Ouellet. Mais, pour 2015-2016, c'est tout simplement trop difficile. Le gros du budget va dans les ressources humaines et on n'a plus de marge de manoeuvre.»

Économies insuffisantes

Le recteur souligne que la masse salariale a été gelée. Parmi les mesures visant à réduire les dépenses, 20 postes de professeur sont demeurés vacants, 12emplois de personnel de soutien n'ont pas été pourvus et 3postes de cadre n'ont pas été occupés. Cela aura permis de réaliser des économies de 2 millions$. Malgré tout, il manque 3 millions $. «Pour équilibrer notre budget, il faudrait que 50professeurs, sur les 224 que nous avons, prennent leur retraite, illustre-t-il. Ce n'est pas réaliste, bien sûr!»

La plus grande source de revenus d'une université est d'augmenter son effectif étudiant. «Pour cette année, la commande est trop importante pour y arriver», croit Jean-Pierre Ouellet. L'UQAR compte 7200 étudiants à temps plein et à temps partiel. De ce nombre, 450viennent de l'étranger.

Dans le budget de l'établissement, des dépenses de l'ordre de 15millions $, autres que dans les ressources humaines, sont incompressibles, selon le recteur. On parle ici de frais tels que le chauffage, les immobilisations, le déneigement et autres.

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