Négos avec les employées des CPE: contrat de 500 000 $ à un avocat

L'avocat Pierre Pilote... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

L'avocat Pierre Pilote

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Sans appel d'offres, le ministère de la Famille vient d'octroyer un contrat de près de 500 000 $ à un avocat pour qu'il négocie, au nom du gouvernement, la prochaine convention collective des employées des centres de la petite enfance (CPE) du Québec.

Pierre Pilote, associé chez Gowlings, est un habitué des lucratifs contrats gouvernementaux. Il a ainsi obtenu des honoraires importants en tant que négociateur étatique au cours de la précédente négociation des conventions collectives des CPE en 2011-2012; il avait finalement reçu 407 577 $. L'avocat a également la responsabilité des pourparlers avec les responsables des garderies en milieu familial - une recherche non exhaustive nous a permis de trouver des contrats de près de 1 million $ pour ce seul dossier.

Rompu aux bras de fer 

Dans son CV, nous remarquons en outre qu'il a été négociateur en chef durant la grève étudiante de 2012. Et qu'il a mené les discussions avec les fonctionnaires québécois il y a cinq ans, à l'occasion du précédent bras de fer au sujet des salaires.

Un portrait publié par La Presse à l'époque soulignait ses accointances politiques, notamment avec l'équipe de l'ancien premier ministre libéral Jean Charest. Il a longtemps contribué à la caisse du parti.

Me Pilote est «un procureur patronal de grande expérience», plaide la responsable des relations avec les médias du ministère de la Famille, Nadia Caron. Il a été choisi sans appel d'offres, comme à l'accoutumée, parce qu'il détient une expertise particulière. «C'est la même firme que pour la dernière négociation avec les éducatrices en CPE», insiste-t-elle.

Aussi, la tâche qui attend Pierre Pilote serait ardue. Il y aura trois tables de négociations, avec les trois syndicats implantés dans les garderies publiques : CSN, CSQ et FTQ. Ceux-ci représentent environ 350 établissements, ajoute Mme Caron.

Pour l'instant, les parties ne se sont pas encore assises afin d'établir un calendrier pour les rencontres. «On n'a pas commencé les négociations. [...] On est à l'étape de la préparation.»

La convention collective a été signée en 2012. Elle était rétroactive à 2010. Les parents de jeunes enfants se souviendront que les échanges patron-syndicats avaient été pimentés par quelques journées de grève.

Le tiers des CPE syndiqués

Puisque les contrats de travail des employées des CPE étaient en vigueur durant cinq ans, ils sont échus depuis le 31 mars. Il y a plus de 1000 CPE au Québec. «C'est environ le tiers des CPE qui sont syndiqués», indique Mme Caron. Elle explique que les autres établissements négocient localement les contrats de travail, quoique plusieurs appliquent l'entente conclue par les syndicats.

Outre les CPE, le réseau de la petite enfance financé par le gouvernement compte «plus de

600 garderies subventionnées» et «près de 15 000 personnes responsables d'un service de garde en milieu familial», selon le ministère de la Famille. Il faut ajouter les garderies privées qui ne touchent pas de subsides, mais dont les tarifs donnent droit à un crédit d'impôt.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer