Université Laval: une première injonction accordée à une étudiante

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(Québec) Une première injonction est en vigueur à l'Université Laval, dans la foulée des grèves étudiantes. La Cour supérieure ordonne aux associations des étudiants en anthropologie et en histoire de ne pas faire d'intimidation et de ne pas empêcher l'accès aux cours. Le tribunal ordonne aussi à l'Université Laval de laisser libre accès aux salles de classe.

Le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure a rendu cette ordonnance mardi après-midi, après avoir étudié la requête déposée par Catherine Leblond, finissante au baccalauréat en études internationales et langues modernes. Cette ordonnance du juge Francoeur est en vigueur jusqu'au 10 avril. 

L'Association des étudiants en anthropologie a voté le 12 mars un mandat de grève, en vigueur du 23 mars au 7 avril. Lorsqu'elle s'est présentée le 25 mars au pavillon De Koninck pour assister au cours «Ordre mondial au 21e siècle», Catherine Leblond a pu accéder au local, mais a vu une ligne de piquetage se former à l'entrée.

Avant le début du cours, des agents de sécurité ont demandé aux étudiants assis dans la salle de sortir, invoquant la grève. Le lendemain, Catherine Leblond se bute à une deuxième ligne de piquetage. Le professeur du cours «Anthropologie du religieux» décide de ne pas donner son cours. Dans sa requête en injonction provisoire, l'étudiante affirme que l'Université Laval «a fait preuve d'une flagrante négligence et d'un laxisme évident en omettant de se préparer adéquatement à faire respecter l'ordre dans ses propres locaux». 

L'étudiante affirme que si elle n'est pas en mesure de compléter ses cours à temps, elle ne pourra pas entreprendre comme prévu sa maîtrise en Hongrie en septembre.

La Fondation 1625 se réjouit

La Fondation 1625, qui invite tous les étudiants à prendre action en justice pour assurer leur droit d'assister à leurs cours, s'est réjouie de la décision rendue par les tribunaux pour l'Université Laval.

«On est contents de voir que les étudiants prennent les choses en mains», a réagi Miguaël Bergeron, directeur des affaires juridiques de l'organisation. «On ne veut pas s'attribuer le mérite, mais c'est sûr qu'on parle d'injonctions et mandamus à tous les jours dans les médias. On voit qu'il y a un effet d'entraînement.»

M. Bergeron a finalement décoché une flèche au recteur de l'Université Laval, Denis Brière. «Il devrait avoir honte que les cours soient assurés par la cour plutôt que par la direction. Il abandonne complètement son devoir», a lancé le carré vert.

À noter que la Fondation 1625 a déclenché des procédures contre l'Université Laval. Une requête en mandamus sera déposée dans les prochains jours. Différente d'une injonction, où un citoyen ne s'adresse qu'à la cour, le mandamus interpelle directement l'institution universitaire. La Fondation 1625 souhaite que la direction assure l'accès aux cours dans les 16 départements du campus.

David Rémillard

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