Fouille à nu: l'enquête dans l'impasse

La polyvalente Neufchâtel... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

La polyvalente Neufchâtel

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'enquête ordonnée par le ministre de l'Éducation sur la supposée fouille à nu à l'école secondaire Neufchâtel a de l'eau dans le gaz. Les directrices de l'école refusent pour l'instant de rencontrer l'avocate nommée par le gouvernement car elles craignent de commettre un outrage au tribunal.

Le 12 février, une élève de 15 ans soupçonnée de vendre de la drogue a dû se dénuder derrière un drap et laisser fouiller ses vêtements. Elle a depuis changé d'école.

À la fin février, une procureure de la Couronne à la retraite, Me Fabienne Bouchard, a été nommée par le ministre de l'Éducation de l'époque Yves Bolduc pour enquêter sur les fouilles dans les écoles. Au moins un autre cas avait été rapporté dans une école de la Beauce.

Pour son mandat, Me Bouchard a les pouvoirs d'un commissaire, tels que stipulé dans la Loi sur les commissions d'enquête.

Il était prévu que Me Bouchard, qui a travaillé 12 ans à la chambre de la Jeunesse, rende son rapport et ses recommandations dans un délai très court, à savoir pour le 27 mars.

Les recommandations de Me Bouchard doivent servir à ajuster les protocoles en vigueur encadrant les fouilles d'élève.

Un imbroglio juridique vient compromettre son travail. En effet, lors du débat sur l'injonction qui visait à ramener l'adolescente fouillée dans son école d'origine, le juge Bernard Godbout a ordonné, à la demande de la jeune fille, que tout se déroule à huis clos.

Résultat, la directrice de l'école secondaire de Neufchâtel Nadine Genest et ses adjointes Marie-Claude Joly et Annie Lachance, refusent pour le moment de donner leur version des faits à l'enquêteure, de peur de rapporter des faits évoqués à la cour et de commettre ainsi un outrage au tribunal, une infraction criminelle.

La rencontre avec Me Bouchard qui avait à l'origine été fixée au 12 mars a été annulée après l'émission du huis clos.

Les trois directrices ont malgré tout été assignées à comparaître devant Me Bouchard. La directrice et ses adjointes ont contesté cette assignation devant la Cour supérieure.

Mardi, la juge Claudette Tessier-Couture a rendu un jugement suspendant provisoirement l'assignation à comparaître.

La juge Tessier-Couture a dit «comprendre que les trois personnes visées par les subpoenas veulent et souhaitent collaborer».

Les ordonnances rendues sont en effet «contraignantes», poursuit la juge.

La requête des trois directrices sera débattue le 1er mai.

Ce nouveau litige juridique obligera certainement le ministre de l'Éducation François Blais à prolonger le mandat de Me Fabienne Bouchard. Il était à l'origine prévu que l'enquête coûte environ 25 000$ aux contribuables.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer