L'Université Laval préfère ne pas réagir aux propos du ministre Blais

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière

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(Québec) Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, n'a pas souhaité réagir mardi aux propos du ministre François Blais, selon lesquels il incombe aux recteurs des universités et aux directeurs des collèges de faire respecter les règlements sur leur campus.

Le service des communications s'est contenté de réitérer la position de l'Université, soit qu'elle «respecte la liberté d'expression des étudiants et des associations» et «prend acte du désir de certains groupes de ne pas se rendre à leurs cours». 

Aussi l'Université Laval invite-t-elle les étudiants choisissant de ne pas se rendre à leurs cours «à respecter le choix de ceux préférant y assister», et les membres du personnel, «à faire tous les efforts raisonnables pour donner leur cours». 

«Les enseignants doivent évaluer la situation afin de déterminer s'ils peuvent tenir leur activité dans des conditions acceptables pour eux et leurs étudiants», précise le porte-parole Samuel Auger dans un courriel.

L'Université Laval a par ailleurs mis en ligne une section d'information pour les étudiants et les enseignants, section qui sera mise à jour quotidiennement «selon l'évolution de la situation» et bonifiée «selon les questions des étudiants», a fait savoir M. Auger.

Dans cette foire aux questions, l'Université précise notamment que si l'activité pédagogique n'a pu être maintenue, il sera «de la responsabilité des enseignants de reprendre leur cours [...] avec la collaboration des étudiants, afin que le plan de cours soit respecté».

«La législation est claire»

Sur les ondes du 98,5, lundi, le ministre de l'Éducation, François Blais, a affirmé que «personne ne devrait avoir le droit d'empêcher une autre personne d'étudier». Malheureusement, a-t-il dit, «le Québec est dans cette mélasse depuis une quarantaine d'années, dans cette confusion des genres».

«C'est dommage, c'est exactement la même ligne qui ressort que celle tenue par Jean Charest en 2012», déplore le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Jonathan Bouchard.

Pourtant, la législation est claire quant à la représentativité des associations étudiantes, et il y a un jugement qui a reconfirmé leur rôle et leur importance la semaine dernière, souligne M. Bouchard. «Leur rôle ne se confine pas seulement à un rôle académique et universitaire. Elles peuvent aussi jouer tout rôle que les étudiants voudraient leur donner», souligne le président de la FEUQ.

Selon M. Bouchard, «la chance que les étudiants ont, c'est d'être capable de modifier de l'intérieur les associations qui les représentent». 

Le président de la FEUQ salue par ailleurs les administrations universitaires «qui ont mis ça au clair avec les associations quant au fait qu'elles respectaient les décisions prises dans les assemblées».

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