La Fondation 1625 promet la visite d'un huissier au recteur de l'Université Laval

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Le directeur aux affaires juridiques de la Fondation 1625, Miguaël Bergeron, ne digère pas que la direction de l'Université Laval ait «choisi de ne pas garantir l'accès aux salles de cours».

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(Québec) «Je vous annonce que M. Denis Brière va avoir très prochainement la visite d'un huissier. D'une manière ou d'une autre, l'Université Laval va devoir répondre du laxisme dont elle a fait preuve hier [lundi].»

Le directeur aux affaires juridiques de la Fondation 1625, Miguaël Bergeron, ne digère pas que la direction de l'Université Laval ait «choisi de ne pas garantir l'accès aux salles de cours».

«C'est sûr que si, à partir de maintenant, tous les cours se donnent, on n'a plus aucune raison de déposer un recours, mais en regard de ce qui s'est passé hier [lundi], on ne s'attend pas à ce que la situation s'améliore», dit M. Bergeron.

Quelque 3000 étudiants issus d'une quinzaine d'associations de l'Université Laval sont en grève de deux semaines reconductible. Si la situation était plutôt calme hier sur le campus, ce n'était pas le cas lundi, alors qu'une trentaine d'associations représentant autour de 20 000 étudiants débrayaient.

Police de Québec

Le service de sécurité de l'Université a d'ailleurs dû faire appel à la police de Québec pour rétablir l'ordre à l'entrée d'un cours, où des étudiants ont finalement été invités à respecter le vote de grève de leur association.

«On se questionne sur les agissements des agents de sécurité, qui semblaient respecter les mandats de grève, ce qui est complètement impensable. On est dans un flou, même l'Université n'a pas l'air de savoir comment gérer ça», déplore M. Bergeron, selon qui la direction de l'Université Laval et le ministre François Blais ont «choisi de baisser pavillon devant l'intimidation et la violence». 

Outre des demandes d'injonction, la Fondation 1625 pourrait déposer prochainement des requêtes en mandamus visant à forcer les universités et les cégeps à «remplir leur mission d'enseignement». «Ça peut également s'appliquer au ministre de l'Éducation, dont le rôle est aussi de s'assurer que l'éducation supérieure soit dispensée dans la province», soutient M. Bergeron.

Problème législatif

En évoquant l'annulation de la session comme il l'a fait mardi, le ministre Blais «illustre une fois de plus son incapacité à gérer cette grève illégale», déplore par ailleurs la Fondation 1625 dans un communiqué.

L'organisation s'inquiète du fait que le premier ministre Philippe Couillard et son ministre de l'Éducation s'en remettent aux votes des assemblées. Selon elle, «le problème n'est pas dans la participation aux assemblées, mais bien avec la loi sur les associations étudiantes».

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