Manifestations: la FPJQ incite les journalistes malmenés à porter plainte

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L'association professionnelle des journalistes se plaint de «graves entraves à la liberté de presse» qui ont eu cours lors de la première journée de manifestations étudiantes, lundi, à Montréal et à Québec. Elle parle dans certains cas d'actes de violence ou d'agressions contre des journalistes.

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La Presse Canadienne
Montréal

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec incite les journalistes qui ont été malmenés lors des manifestations des derniers jours à porter plainte à la police.

L'association professionnelle se plaint de «graves entraves à la liberté de presse» qui ont eu cours lors de la première journée de manifestations étudiantes, lundi, à Montréal et à Québec. Elle parle dans certains cas d'actes de violence ou d'agressions contre des journalistes.

La FPJQ rapporte qu'à Montréal, des individus se sont «rués» sur le reporter de TVA Maxime Landry et sur le caméraman Kevin Crane-Desmarais. Ils auraient donné un coup de pied au journaliste et tenté de s'emparer de l'équipement de tournage.De même, à Québec, les journalistes Jean-Simon Bui et Patrick Bégin, de la radio FM93, auraient été agressés lorsqu'ils couvraient la grève étudiante à l'Université Laval. M. Bui sortait son microphone pour interviewer des étudiants lorsqu'un manifestant l'a plaqué au mur à trois occasions. Son collègue a reçu une tasse de café chaud au visage, rapporte la FPJQ.

Au cours d'une entrevue mardi, la présidente de la FPJQ, Lise Millette, a déploré la situation. Ces incidents «entrent dans la catégorie des voies de fait, entrent dans la catégorie des agressions et on ne peut pas le tolérer, que ce soit une personne, un journaliste, n'importe qui. Ce sont des voies de fait et ce n'est pas la manière dont on s'exprime, dont on exprime un désaccord dans une démocratie», a-t-elle lancé.

Et à ceux qui disent que cela fait partie des risques du métier de reporter, elle rétorque: «il y a une différence entre couvrir une manifestation et assumer les risques de se retrouver dans l'action - évidemment, quand on couvre sur le terrain, on accepte ce risque-là. Il y a une nette différence entre assumer un risque et être pris pour cible».

La Fédération encourage les journalistes victimes d'agression à porter plainte à la police et à l'en aviser.

Elle rappelle que les reporters qui couvrent ce genre de manifestations sont souvent pris entre l'arbre et l'écorce. Elle estime qu'ils doivent malgré tout pouvoir faire leur travail en toute liberté.

Du même souffle, elle rappelle que les journalistes membres de la FPJQ «s'engagent à respecter leur guide de déontologie»

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