Fusion des commissions scolaires: Blais veut donner priorité à l'efficience

François Blais se dit quelqu'un de l'instruction publique,... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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François Blais se dit quelqu'un de l'instruction publique, «jusqu'à la fin».

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Avant même l'idée de faire des économies, le dossier des fusions de commissions scolaires doit être revu sous l'angle de l'efficience dans les services rendus aux élèves, affirme le ministre François Blais.

Les deux semaines de relâche parlementaire ont permis au nouveau titulaire de l'Éducation de se familiariser avec ses dossiers. Mardi, il a abordé la question de la refonte des commissions scolaires, dont le précédent ministre voulait faire passer le nombre de 72 à 46. «Le premier principe n'est pas les économies pour faire des économies, a déclaré M. Blais. Dans un contexte budgétaire où, bien sûr, on recherche des économies, il y a un enjeu en termes d'efficience de l'offre de services.» 

Le ministre de l'Éducation veut voir si les enfants sur les bancs d'école pourraient avoir accès à des services comparables à des coûts comparables sur tout le territoire du Québec. «Je trouve que ce critère n'a peut-être pas assez émergé dans la discussion, a mentionné M. Blais. [...] Je regarde l'ensemble du dossier, mais vraiment sur la base de ce critère-là.»

Le dossier est complexe et le ministre doit rencontrer plusieurs intervenants avant de tirer ses conclusions. Il refuse de dire si, en bout de course, moins de fusions pourraient être réalisées, ni si l'échéance de la réforme doit être repoussée. 

«Il y a pas mal de choses qui ont été faites, a affirmé le ministre. Il y a des gens qui sont convaincus, qui veulent procéder. Je veux simplement regarder l'ensemble de l'oeuvre pour voir comment on va procéder.»

Contingentement

M. Blais a d'autre part confirmé qu'il envisage de hausser les critères d'admission à l'université pour les futurs enseignants. «On pense que si on allait vers un contingentement, on aurait de meilleures candidatures, a dit M. Blais. [...] On est le principal employeur des enseignants au Québec. On va juger de nos besoins tout d'abord, comme on le fait en médecine, et ensuite les universités pourront choisir les meilleurs.»

Outre un dossier scolaire plus reluisant, les aspirants enseignants devraient réussir une épreuve de français pour être admis dans le programme universitaire. 

Rien n'indique pour autant que le salaire des enseignants serait bonifié. Ces changements ne seraient pas appliqués avant l'an prochain.

D'autre part, le ministre Blais juge «inacceptable» que des commissions scolaires aient sabré les sommes dévolues à l'aide aux devoirs pour atteindre leurs objectifs budgétaires. «Pensez-y, a-t-il lancé. L'aide aux devoirs, le coeur de la mission, ce sont des élèves qui ont le plus de difficultés. On ne peut pas toucher à ça.»

Selon lui, les commissions doivent suivre l'exemple du gouvernement dans sa quête du déficit zéro. «Au niveau administratif, il y a encore des possibilités et des efforts qui peuvent être faits, a affirmé M. Blais. Des réorganisations, des collaborations parfois qui méritent d'être faites, notamment avec les petites commissions scolaires.»

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