Institut maritime franco-québécois: moins d'argent qu'évoqué

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Philippe Couillard et le ministre Jean D'Amour ont officialisé vendredi la création d'un institut franco-québécois de recherche et d'innovation maritime.

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Johanne Fournier
Le Soleil

(Rimouski) Le gouvernement du Québec confirme l'entente de principe signée la semaine dernière entre lui et le gouvernement français visant à créer un institut franco-québécois pour la recherche et l'innovation dans le secteur maritime. Le premier ministre, Philippe Couillard, en a fait l'annonce officielle hier à l'Institut des sciences de la mer (ISMER) de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), où sera situé le siège social. Des 2 millions $ dont il avait été question lors de la visite ministérielle à l'Élysée, cette somme est finalement de 800 000 $.

«Il n'y a pas de fumée sans feu», rétorque tout de même M. Couillard. «Mais il était prématuré d'avancer un montant à ce moment-là. Je vous confirme qu'il y aura un investissement qui va être important et qui va être double, soit français et québécois. Ça va comprendre les locaux à même le projet d'agrandissement de l'UQAR et de l'ISMER. Il était évidemment difficile de confirmer ça alors que le budget n'est pas déposé. Les sommes sont déjà identifiées et mises de côté. On aura l'occasion de revenir quand on aura précisé avec les Français qui fait quoi.» Le recteur de l'UQAR, qui accompagnait la délégation ministérielle à Paris, s'était d'ailleurs montré surpris du montant de 2 millions $ qui avait été lancé. 

L'enveloppe de 800 000 $ sera partagée à parts égales entre l'ISMER et le Centre de recherche sur les biotechnologies marines, lui aussi situé à Rimouski. «Il y aura des intentions financières qui resteront à préciser avec les Français d'ici les Fêtes, tout comme le concept», explique le premier ministre. «Les locaux sont déjà prévus dans l'agrandissement de l'UQAR.» Le premier ministre n'a pas voulu s'avancer sur le nombre d'emplois qui pourraient être créés.

Les étudiants manifestent

Pendant la visite ministérielle, une cinquantaine d'étudiants de l'UQAR manifestaient bruyamment à l'extérieur. Une dizaine de policiers de la Sûreté du Québec leur a empêché l'accès au bâtiment. «On est bruyants parce que la situation au Québec l'exige», déclare le vice-président aux affaires externes de l'Association générale des étudiants de l'UQAR, Maxime Trudeau. «Le premier ministre vient chez nous, dans notre université, et on peut même pas rentrer. Ils barrent les portes.» 

L'association étudiante tiendra un vote de grève le 25 mars. Si le vote l'emporte en faveur de la grève, les étudiants se rendront manifester le 2 avril à Montréal, conjointement avec d'autres associations.

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