Grèves étudiantes: un printemps chaud s'annonce au Québec

Le mouvement de grève étudiant continue de prendre... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, archives LE SOLEIL)

Agrandir

Le mouvement de grève étudiant continue de prendre de l'ampleur dans la province. Des manifestations sont prévues à l'image de celles qui avaient eu lieu lors du printemps érable de 2012.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, archives LE SOLEIL

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Avec l'atteinte du seuil critique de 30 000 grévistes, le mouvement de grève étudiant continue de prendre de l'ampleur dans la province, alors que plusieurs associations se sont jointes ou pourraient se joindre au débrayage.

L'atteinte de ce seuil constituait une condition au déclenchement de la grève pour plusieurs associations.

Selon les données compilées par le Compteur des grévistes, une trentaine d'associations étudiantes (six à l'Université Laval) représentant plus de 32 000 grévistes ont obtenu un mandat de grève reconductible, pour la plupart à compter du 23 mars.

Toujours selon le Compteur des grévistes, une soixantaine d'associations étudiantes collégiales et universitaires (14 à Québec) représentant plus de 125 000 membres prévoient tenir des assemblées ou référendum de grève la semaine prochaine.

Quelques regroupements ont préféré opter pour une ou des journées de grève ponctuelle. C'est le cas de six associations de l'Université Laval, qui ont pour la plupart choisi les journées du 23 mars et du 2 avril pour débrayer.

«Grève sociale»

En conférence de presse, vendredi matin, des représentants d'associations étudiantes de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université de Montréal ont expliqué que la grève n'était pas une grève étudiante, mais bien plutôt une grève sociale qui aura pour but d'obtenir un moratoire sur les politiques d'austérité et sur les projets d'oléoduc.

«On appelle à une grève qui soit sociale, donc pas seulement étudiante. On veut qu'il n'y ait aucun secteur de la société qui soit laissé derrière», a résumé une représentante étudiante, Charlotte Gilbert.

Les manifestants marcheront tous les samedis à compter du 21 mars après s'être rassemblés à la Place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Un autre représentant étudiant, Théophile Bégin, a affirmé qu'ils ne feront pas connaître leur itinéraire aux autorités. «Ce n'est pas nous qui organisons la manif du 21. Par contre, c'est sûr qu'on n'a pas l'habitude de collaborer avec le corps policier. En général, les associations membres ici s'opposent au règlement P-6», a expliqué M. Bégin.

Les organisateurs seraient plutôt les «Comités Printemps 2015», composés de «militants de syndicats locaux, d'associations étudiantes, de collectifs autonomes et d'organisations communautaires». Une autre manifestion orchestrée cette fois par l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) aura lieu à Montréal le 2 avril.

Rassemblement à Québec

À Québec, l'ASSÉ organisera un rassemblement devant le Parlement en marge du dépôt du budget, le 26 mars. Des «actions» ou «mobilisations» devraient également être planifiées au cours des prochaines semaines par les différentes associations en grève, nous a-t-on précisé à l'ASSÉ.

«Ce qu'on organise le 26 mars, c'est un rassemblement. Est-ce qu'il y aura une marche? On n'exclut rien. Et c'est sûr qu'à l'ASSÉ, nous ne donnons pas notre itinéraire aux policiers. Si le gouvernement va de l'avant avec toutes ses mesures d'austérité, on s'attend à avoir pas mal de monde en colère devant le Parlement», a indiqué la porte-parole de l'association, Camille Godbout, ajoutant que les étudiants de l'Université Laval qui ont voté pour la grève en ont notamment contre les compressions de 42 millions $ imposées à leur établissement d'enseignement.

De son côté, la Fondation 1625 tiendra une conférence de presse mardi devant le Parlement pour annoncer de nouvelles mesures juridiques «plus musclées que des injonctions» afin de faire face aux grèves étudiantes, a précisé un militant de l'organisation, Miguaël Bergeron.

«Ces nouveaux outils visent à faire en sorte que le gouvernement et les directions d'établissement soient imputables pendant la grève», a-t-il dit. Avec La Presse Canadienne

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer