Fouilles à nu dans les écoles: «Pas question», tranche Couillard

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(Québec) Le gouvernement Couillard a finalement tranché sur les fouilles à nu dans les écoles. Les directions ne pourront pas forcer les élèves à se déshabiller.

«Il n'est pas question qu'il y ait des fouilles à nu, particulièrement sur des élèves et des mineurs», a déclaré en chambre le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. «On est tous d'accord là-dessus. Mais je voudrais quand même qu'on vérifie ce qu'il s'est véritablement passé dans cette école. On va le faire. [...] on doit exactement savoir ce qui est arrivé, vérifier les protocoles qui sont en place. Est-ce qu'ils sont adéquats, pas adéquats? S'ils ont été adéquats, est-ce qu'ils ont été suivis? Il faut quand même faire cette démarche. Maintenant, je vais répéter de façon très claire, il n'est pas question d'avoir de fouille à nu de nos élèves dans les écoles.»

Mercredi, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, annonçait avoir mandaté un expert indépendant pour enquêter sur la mise à nu d'une adolescente de 15 ans à l'école secondaire de Neufchâtel qui était soupçonnée de vendre de la drogue. M. Bolduc avait aussi évoqué la possibilité de revoir le protocole. Jeudi, M. Couillard a été clair, aucune intervention ne doit être faite aux dépens de la dignité d'une personne. 

«Il faut s'assurer que, lorsqu'il y a de telles interventions, et je ne parle pas de la fouille à nu, là, je parle de la nécessité de vérifier parfois qui rentre quoi dans les écoles, que ça se fasse en concordance totale avec les politiques approuvées par le gouvernement, par le ministère de la Justice, avec la collaboration des forces policières et, en aucun cas, en aucun cas, au mépris et aux dépens de la dignité des gens», a souligné M. Couillard.

Mise en demeure

Joint par Le Soleil, l'avocat de la famille, Me François David Bernier, applaudit les propos du premier ministre. «Il était important de clarifier la situation. [...] On se rend compte que ce n'est pas le gouvernement qui a commis la faute. Cependant, il aurait pu être plus clair et ne pas laisser place à une interprétation d'une décision de la Cour suprême à une commission scolaire.»

Me Bernier n'avait toujours pas déposé jeudi de poursuite au civil contre la direction de l'école et la commission scolaire de la Capitale. «En premier lieu, on va déposer au cours des prochains jours une mise en demeure contre la commission scolaire et l'école. Il va y avoir des dommages et intérêts, aussi une portion atteinte à la réputation et ensuite on va demander des dommages punitifs.» Aucun montant n'était encore fixé par l'avocat.

«On juge que la commission scolaire est allée plus loin que ce qui était permis par le gouvernement. Le gouvernement n'a jamais endossé une fouille à nu dans les écoles», poursuit-il. «Le document qui a été signé par les commissions scolaires et le gouvernement ne prévoyait pas de fouille à nu dans les écoles. C'est la commission scolaire qui a interprété le jugement et elle a dérapé. Pour nous, c'est une faute. De plus, l'école a appliqué son protocole de manière abusive.»

Me Bernier a tenu à souligner que la jeune femme «n'a jamais pu appeler ses parents avant l'intervention et que la mère de l'adolescente n'a jamais reçu de téléphone de la direction».

La direction de l'école a souligné que ce sont les vêtements de la jeune fille qui ont été fouillés, et qu'il n'y avait eu aucun contact physique avec elle. 

Avec La Presse Canadienne

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