Étudiants français: la hausse des frais de scolarité inquiète l'UQ

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La ministre Christine St-Pierre

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La hausse des frais de scolarité qui frappera les étudiants français à compter de septembre inquiète les dirigeants du réseau de l'Université du Québec (UQ).

La réaction de l'UQ est tombée quelques jours après l'annonce d'une nouvelle facturation pour l'accès aux études de premier cycle dans nos institutions de haut savoir pour les ressortissants français.

La ministre Christine St-Pierre a indiqué que des négociations avec ses homologues en France ont abouti au statu quo pour les étudiants à la maîtrise et au doctorat, qui continueront de payer le même tarif que celui défrayé par les Québécois.

Par contre, au baccalauréat, les citoyens français devront débourser 6650 $. C'est presque trois fois plus que les frais d'inscription des Québécois. Mme St-Pierre a souligné que ceux qui proviennent des autres pays, de la francophonie ou d'ailleurs, ont à défrayer entre 12 525 $ et 15 575 $ pour leur année d'études.

Présence «importante»

Dans un communiqué de presse, l'Université du Québec se dit «préoccupée des impacts qu'aura la hausse substantielle». La présence des étudiants de France «est particulièrement importante pour les universités francophones, surtout celles situées en région», précise Valérie Reuillard, la directrice des communications de l'UQ, dont les antennes régionales couvrent notamment l'Outaouais et le Bas-Saint-Laurent.

Récemment, le critique en Éducation pour la Coalition avenir Québec a exprimé les mêmes préoccupations. Jean-François Roberge a avancé que certains programmes donnés en région par le réseau de l'Université du Québec ne survivent que par l'inscription des étudiants étrangers. «J'espère que le ministère a prévu le coup.»

M. Roberge s'est aussi désolé qu'à son avis, le gouvernement Couillard «a négocié à genoux devant la France». Il a alors fait allusion au fait que les pourparlers ne comprennent pas de réciprocité pour s'inscrire dans les grandes écoles françaises, comme les Hautes études commerciales. Selon le caquiste, il est «inadmissible que nos jeunes Québécois ne puissent avoir accès à leurs meilleures écoles, alors que les étudiants français auront accès à des institutions» qui sont très bien classées à l'échelle mondiale.

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