Percé perd l'École d'été de l'Université Laval

La maison Frederick James, propriété de l'Université Laval,... (Photo fournie par Lisa-Marie Gagnon)

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La maison Frederick James, propriété de l'Université Laval, abritait les cours de son École internationale d'été depuis 2002.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) L'Université Laval ferme son École internationale d'été de Percé, victime des compressions budgétaires. Les deux maisons historiques qui abritaient l'école et ses étudiants ne seront pas vendues au plus offrant, assure-t-elle.

Depuis 2002, l'école d'été offrait des ateliers de création, des classes de maître et des résidences d'artiste aux étudiants de l'Université et au grand public. En 2014, une centaine d'étudiants et dix formateurs se sont succédé sur les lieux entre juin et octobre. 

Le gouvernement du Québec a demandé à l'Université de resserrer son budget de 22 millions de dollars. «Les facultés privilégient la qualité de la formation aux étudiants inscrits, aux cours de base essentiels», justifie Pierre Lemay, adjoint au vice-recteur exécutif et au développement de l'Université Laval. Or, l'École d'été offrait une «bonne majorité» de cours au grand public et peu de cours crédités. 

Il s'agit d'une fermeture définitive, précise M. Lemay.

La présence de l'université conférait «du prestige» et «de la notoriété» à Percé, dit le maire André Boudreau. «C'est triste [...] Mais on ne coupe pas les liens et on va chercher à développer quelque chose de rentable à Percé», poursuit-il.

Les cours étaient donnés dans la maison Frederick James, construite en 1888 par le peintre américain du même nom. La villa est située au sommet du Cap Canon, près du rocher Percé, et surplombe le village. L'École d'été logeait les étudiants dans la maison Biard à proximité, qui date aussi de la fin du 19e siècle.

Pas une «vente de feu»

La fermeture de l'école d'été coupe court aux projets de rénovation de la maison James, se désole le maire. «Ce sont des bâtiments patrimoniaux qu'on [la municipalité] n'a pas plus qu'eux les moyens de garder [...] Je leur ai demandé de prendre leur temps, parce qu'on en a beaucoup sur les bras.»

La municipalité pourrait-elle acquérir les deux maisons? «On ne peut pas lever simplement la main pour dire : "Donnez-nous-les"...» répond le maire. «On connaît la situation financière des villes», dit-il. Une chose est sûre : «Ce ne sera pas une vente de feu. On va regarder ça ensemble [avec l'Université Laval].»

L'Université avait acquis la maison James de la fondation Héritage canadien du Québec en 2005. Elle pourrait la lui rétrocéder ou la louer à des organismes locaux, indique Pierre Lemay. «On a la volonté d'assurer la préservation et la mise en valeur [des deux maisons]», ajoute-t-il.

L'Université Laval n'était pas en mesure, mercredi, de préciser combien lui coûtait annuellement le fonctionnement de son école d'été de Percé.

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