Déficits: les universités québécoises atteignent un nouveau sommet

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«C'est ce contexte qui fait que la bonification des conditions salariales d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval passe très mal», explique un interlocuteur gouvernemental.

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(Québec) Les déficits accumulés des universités québécoises ont fracassé un nouveau sommet. Au 30 avril 2014, ils s'élevaient à 2,9 milliards $.

C'est le chiffre tout chaud, tout rouge, que Le Soleil a obtenu du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, mercredi.

Un tableau pour «consultations internes» confectionné par le ministère, et obtenu quelques heures plus tôt, fait état, lui, de l'évolution détaillée de la situation entre 2010 et 2013.

Au printemps 2010, les déficits accumulés des universités québécoises s'élevaient à un peu plus de 2 milliards $. Trois ans plus tard, au 30 avril 2013 - dernière date pour laquelle des données financières détaillées ont pu être colligées et inscrites dans ce tableau - ces déficits accumulés avaient grimpé à plus de 2,6 milliards $.

Entre 2011 et 2013, l'encre bleue des simples opérations annuelles est passée au rouge. D'un surplus global annuel de 205 millions $ en 2011, les universités ont plongé dans un déficit annuel de 130 millions $ deux ans plus tard.

Pour certains, cette situation illustrera une fois de plus le sous-financement chronique des universités québécoises - situation que les compressions ordonnées ces dernières années par les gouvernements n'ont fait qu'accentuer.

Pour d'autres, elle témoignera de l'incapacité des universités à réduire significativement leurs dépenses.

Comparaisons

Au-delà des données globales, le tableau du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur permet de comparer les universités entre elles. Mais attention : il faut garder à l'esprit qu'elles n'ont pas toutes la même vocation ni la même taille.

Au chapitre des simples opérations annuelles, les différentes constituantes du réseau de l'Université du Québec ont terminé l'année 2012-2013 à moins 107 millions $.

Le déficit annuel de l'Université Laval s'est élevé à 20 millions $ cette année-là, rappelle le document. De son côté, l'Université de Mont­réal a affiché un surplus de près de 2 millions $.

Bien qu'encore une fois imparfaites, les comparaisons du tableau permettent aussi de dégager certains éléments en ce qui a trait aux déficits cumulés.

Des 2,6 milliards $ totaux enregistrés au 30 avril 2013, un montant de plus d'un milliard $ était attribuable aux diverses entités de l'Université du Québec, 431 millions $ étaient dus à l'Université de Montréal et 407 millions $, à l'Université Laval.

«C'est ce contexte qui fait que la bonification des conditions salariales d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval passe très mal», explique un interlocuteur gouvernemental.

Seule l'École des hautes études commerciales étalait un surplus accumulé en 2012-2013. Il s'élevait à près de 15 millions $.

Le ministère s'est basé sur tous les rapports annuels des universités pour établir sa compilation.

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