UL: hors de question d'enlever les bonifications, réplique John Porter

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John Porter, président du conseil d'administration  de l'Université Laval

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(Québec) Il est hors de question pour le président du CA de l'Université Laval, John Porter, d'annuler la bonification des conditions d'après-mandat consentie à ses hauts dirigeants tel que réclamé par le ministre Yves Bolduc.

Le Soleil révélait samedi matin que le ministre de l'Éducation s'expliquait mal les raisons qui ont entraîné le CA de l'établissement à voter à la fin novembre en faveur d'une hausse d'une partie des conditions d'emploi du recteur, des vice-recteurs, des vice-recteurs adjoints, du vérificateur interne, de l'ombudsman et du secrétaire général de l'institution d'enseignement supérieur.

En conséquence, il demandait à M. Porter d'annuler leur mise en application, à défaut de quoi il récupérera toute somme versée par l'établissement à l'opposé de sa décision, et ce, à même la subvention de fonctionnement de l'Université Laval.

Des économies

Une requête qui a fait sortir John Porter de ses gonds, samedi. «Les mesures que nous avons adoptées au mois de novembre et de décembre représentent au total des économies nettes immédiates pour l'Université Laval. Et plutôt qu'envisager de couper quelque somme que ce soit, le ministre devrait envisager d'augmenter sa contribution», a tonné le président du CA, qui invite le ministre Bolduc à mettre ses menaces à exécution.

M. Porter refuse catégoriquement de revoir la décision du mois de novembre de verser, sur une période pouvant aller jusqu'à six ans après son mandat, entre 75 % et 100 % du salaire annuel de haut dirigeant à une personne qui demeure à l'emploi de l'université. La règle précédente prévoyait l'octroi d'entre 70 % et 90 % du salaire pour une période maximale de trois ans.

Selon M. Porter, ces nouvelles règles découlent d'une approche «extrêmement raisonnable» qui tient compte du contexte actuel en plus d'être conforme au statut de l'institution. Contrairement à ce qui se fait dans d'autres organisations, les salaires ne sont pas maintenus, mais diminuent selon le nombre d'années, argue-t-il. «Au total, est-ce qu'on parle de sommes faramineuses qui remettent en cause l'enseignement et la recherche à l'Université Laval? Aucunement! On parle d'une enveloppe globale hypothétique qui va coûter, dans une période limitée, au maximum 65 000 $ annuellement», calcule-t-il. Sur six ans, cela représente une somme totale maximale de 390 000 $.

Le président rappelle qu'en décembre, les administrateurs ont aussi voté pour une baisse salariale de 3 % pour les hauts dirigeants, ce qui correspond selon lui à des économies de 75 000 $ par année, et ce, sans échéance dans le temps. «Au net, il y a déjà des économies qui sont faites. Et là, on nous tape dessus alors qu'on fait faire des économies à l'université de façon exemplaire? C'est le monde à l'envers. Les chiffres parlent d'eux-mêmes!»

Dans les règles

John Porter balaie également du revers de la main l'allégation d'Yves Bolduc selon laquelle le CA a enfreint à deux reprises les règles qui exigent de prévenir le ministre lorsque des modifications sont apportées aux conditions salariales de hauts dirigeants. «Les choses, on les a faites dans les règles. Nous considérons, sur la base de vérifications juridiques préalables, que nous n'avions pas à avertir le cabinet», a-t-il tranché.

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