Conditions d'après-mandat à l'Université Laval: Hivon dénonce l'inaction de Bolduc

La députée péquiste Véronique Hivon ne digère toujours... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La députée péquiste Véronique Hivon ne digère toujours pas la décision du conseil d'administration de l'Université Laval de bonifier les conditions d'après-mandat du recteur, des vices-recteurs, des vices-recteurs adjoints et de la secrétaire générale.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Saint-Jean-sur-Richelieu) Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a eu tout le temps nécessaire pour sanctionner la décision d'améliorer les conditions d'après-mandat des hauts dirigeants de l'Université Laval, s'impatiente la députée péquiste Véronique Hivon.

«Ça fait plus d'un mois qu'on pose des questions sur le dossier», a commenté hier la porte-parole péquiste en matière d'enseignement supérieur. «On s'attendait à une réaction beaucoup plus rapide.»

La députée péquiste ne digère toujours pas la décision du conseil d'administration de l'Université Laval de bonifier les conditions d'après-mandat du recteur, des vices-recteurs, des vices-recteurs adjoints et de la secrétaire générale. Même si les dirigeants ont par la suite demandé à ce que leur salaire soit réduit de 3 % en signe de solidarité avec le contexte budgétaire. 

«Quand on voit l'impact des compressions sur le réseau universitaire, c'est absolument indécent de penser qu'il y a des administrateurs qui se votent des augmentations de primes d'après-mandat, mais c'est d'autant plus consternant de voir que M. Bolduc n'a toujours pas agi», s'indigne MmeHivon. 

Le ministre doit rapidement expliquer les vérifications qu'il a faites et dire quelles sanctions il compte imposer, ajoute-t-elle. Au bureau du ministre, hier, on a indiqué que le ministre n'est pas encore prêt à faire part de sa décision. 

«C'est évident qu'à partir du moment où il y a une décision comme celle-là qui est prise en contravention des règles, M.Bolduc doit dire que cette décision est inacceptable», a affirmé MmeHivon. 

Les nouvelles concernant l'annulation de cours, la baisse de salaire de professeurs et l'abolition de postes inquiètent la porte-porte en enseignement supérieur. «Pendant plusieurs mois, le ministre a tenté de faire croire que les compressions massives dans les universités n'auraient pas d'effets concrets sur le terrain, a commenté Mme Hivon. On savait que cela ne tenait pas la route, et on en a maintenant la preuve.»

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