L'ENAP et la TELUQ au régime minceur

Voisine de l'ENAP, en basse ville de Québec,... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Voisine de l'ENAP, en basse ville de Québec, la TELUQ - autre membre de l'UQ - dit elle aussi subir les contrecoups des compressions.

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(Québec) Les contorsions budgétaires demandées aux universités de la province affectent l'École nationale d'administration publique (ENAP) et la TELUQ, deux institutions dont les sièges sociaux sont basés à Québec. À l'instar des autres membres de l'Université du Québec (UQ), d'importants changements y sont à prévoir.

Les membres de la direction de l'ENAP ont multiplié les rencontres ces derniers mois afin d'équilibrer le budget. Les récentes compressions imposées par le gouvernement libéral forcent l'institution à sabrer 1,3 million $ à court terme. «Tout ce qu'on a pu faire autrement, on l'a fait. L'idée était de ne pas donner de grands coups, de préserver la mission de l'organisation, préserver les services», a expliqué Manon Malenfant, directrice des communications de l'ENAP.

Différents scénarios de compressions sont sur la table et des décisions seront prises prochainement. En attendant, quelques actions ont déjà été posées pour amoindrir au maximum les coûts d'exploitation. «Il y a des réductions de dépense dans chacune des unités.»

En outre, le personnel de l'ENAP est appelé à limiter ses déplacements professionnels. L'ENAP compte près de 2000 étudiants répartis dans trois campus à travers la province, soit Québec, Montréal et Gatineau.

Certains employés contractuels n'ont pas été renouvelés, alors que des postes ont été pourvus à l'interne. Le Laboratoire de recherche sur les politiques publiques et la mondialisation a pour sa part été fermé.

Mme Malenfant ne pouvait chiffrer le nombre de postes abolis par cette première vague de coupes. «En bout de piste, ça fait qu'on a besoin de moins de monde pour faire du travail», a-t-elle cependant concédé.

Tous les établissements membres du réseau de l'UQ, dont l'ENAP fait partie, subissent les effets des compressions de 200 millions $. Les aménagements varient de 1,3 à 7 millions $.

Crainte d'un déficit

Voisine de l'ENAP, en basse ville de Québec, la TELUQ - autre membre de l'UQ - dit elle aussi subir les contrecoups des compressions. La direction craint d'être en déficit budgétaire, ne pouvant pallier les efforts demandés. Nathalie Letendre, responsable des communications à la TELUQ, a elle aussi parlé de «scénarios», lesquels sont actuellement débattus à l'interne.

Ailleurs dans le réseau UQ, certains de ces scénarios ont filtré. L'UQAM, notamment, songe à imposer une baisse salariale de 2 % à tout son personnel, incluant employés, professeurs et cadres. À l'UQAR, au moins 20 postes de professeurs ne seront pas comblés ou ne seront pas remplacés après leur départ à la retraite, soit 10 % du corps professoral.

L'Institut national de recherche scientifique, autre membre de l'UQ, n'a pas rappelé Le Soleil, mercredi, pour rendre compte de sa situation.

À l'extérieur du réseau UQ, les compressions créent tout autant de remous. L'ombre du couperet plane sur la masse salariale des professeurs de l'Université de Sherbrooke, où une réduction de l'ordre de 6,5 % est discutée.

Appelé à commenter ces divers moyens envisagés pour respecter les commandes budgétaires, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, n'avait tout simplement rien à redire, mercredi.

En point de presse, il a dit ne pas vouloir «s'immiscer» dans les relations des universités avec leur personnel.

Lorsqu'un journaliste lui a fait remarquer que les coupes touchaient directement les professeurs et les services aux étudiants plutôt que l'administration, le ministre a défendu l'autonomie des universités.

Une réponse similaire avait été fournie par l'attachée de presse du ministre Yves Bolduc, mardi. Yasmine Abdelfadel avait indiqué que chaque institution était libre et autonome dans sa façon d'imposer les coupes. Elle avait également refusé de lier les compressions de 200 millions $ demandées cet automne aux actuels scénarios de coupes rapportés dans les médias.

Avec La Presse Canadienne

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