Exclusif

Disparition exclue pour l'Association des études québécoises

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a assuré l'Association des études québécoises que sa mission serait préservée par le maintien d'un appui financier du gouvernement.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Menacée de disparition selon ses représentants, la mission de l'Association internationale des études québécoises sera sauvée, a appris Le Soleil.

Elle le sera un peu à la manière du réseau des conservatoires de musique, dont le gouvernement Couillard a finalement décidé de préserver la mission. Dans ce cas aussi, des «modalités» seront revues dans le but, dit-on, de procurer des économies à l'État.

Devant la polémique qui enflait dans le milieu universitaire, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a écrit, mercredi, au président de l'Association internationale des études québécoises, Serge Jaumain, pour le rassurer.

Dans cette missive dont Le Soleil a obtenu copie, Mme St-Pierre dit avoir «obtenu l'assurance» du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, que son ministère «pourra maintenir un appui financier à l'Association internationale des études québécoises afin de lui permettre de continuer ses activités».

Christine St-Pierre ajoute, dans une phrase sibylline, que «les modalités de ce soutien seront déterminées prochainement».

L'Association est constituée d'un réseau de près de 3000 professeurs, chercheurs et étudiants dans 82 pays, qui se consacrent à l'étude du Québec. La fin du soutien du gouvernement du Québec se serait traduite, avait-elle déploré, par la mise au rancart de ses programmes d'aide aux déplacements de chercheurs, de ses concours de bourses et de stages pour les étudiants, ainsi que de son appui aux publications portant sur le Québec.

Depuis sa création en 1997, des centaines d'écrivains québécois ont bénéficié de son soutien dans le cadre d'un programme de tournées d'auteurs dans les universités à l'extérieur du Québec, relève l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

En entrevue avec Le Soleil, la ministre St-Pierre a insisté sur deux choses : d'abord sur le fait qu'il n'a jamais été question de faire disparaître l'Association, même si des informations ont circulé en ce sens; ensuite sur le fait que «les études québécoises dans le monde continueront d'être soutenues par le gouvernement», car ce réseau contribue au rayonnement du Québec à l'étranger.

Déménagement

Afin d'épargner des sous, les bureaux de l'Association, actuellement situés dans le quartier Place-Royale, à Québec, seront déménagés. Mais ils demeureront dans la capitale.

Le ministère des Relations internationales continuera de «prêter» l'un de ses employés à l'organisation - de payer son salaire, donc.

La ministre Christine St-Pierre a laissé entendre que le budget annuel octroyé à l'Association par son ministère - actuellement de 160 000 $ - ne subirait pas d'autre coupe. Mais il est encore trop tôt pour qu'elle se commette publiquement et officiellement là-dessus, indique-t-elle.

Un certain degré de méfiance prévaudra donc vraisemblablement encore quelque temps dans les milieux concernés.

Le PQ fustige

À peu près en même temps que l'envoi de cette lettre, mercredi, l'opposition officielle du Parti québécois a fustigé «l'intention du gouvernement libéral de supprimer complètement, le 1er avril, la subvention versée à l'Association internationale des études québécoises, ainsi que celle d'annuler le prêt du cadre assurant sa direction».

La députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, ne savait rien à ce moment-là des «assurances» que venait de transmettre Mme St-Pierre à M. Jaumain.

«Déjà, cette année, l'Association avait été prévenue d'une baisse de 30 000 $ de son financement, ce qui faisait passer la contribution gouvernementale de 230 000 $ à 200 000 $. Or, finalement, l'organisation n'a reçu que 160 000 $ à la mi-décembre.»

Carole Poirier a accusé les libéraux de se servir «de l'austérité budgétaire pour justifier des coupes visant à amoindrir le rayonnement du Québec à l'étranger». Pour le premier ministre Philippe Couillard, «le Québec ne doit être qu'une province canadienne comme les autres», a soutenu la députée du Parti québécois.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer