L'annulation de l'achat de tablettes cause la déception dans les écoles

En entrevue au Soleil, Serge Tardif, du Centre... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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En entrevue au Soleil, Serge Tardif, du Centre collégial des services regroupés (CCSR) qui s'est occupé des appels d'offres, affirme que la décision a été prise dans l'intérêt des écoles, des enseignants et des élèves. Et la décision a été prise de concert avec le ministère de l'Éducation.

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(Québec) De nombreuses écoles et des dizaines de commissions scolaires au Québec ont eu une mauvaise surprise juste avant Noël 2014: les appels d'offres pour l'achat de plusieurs centaines de tablettes ont été annulés pour des raisons techniques.

La décision a déçu des dirigeants d'école, et des centaines d'enseignants se retrouvent le bec à l'eau alors qu'ils s'attendaient à pouvoir utiliser un nouvel outil pédagogique dès le début des classes en janvier.

Bien des rumeurs ont circulé dans les corridors d'école et sur les réseaux sociaux indiquant que la décision avait été prise pour favoriser un manufacturier plus qu'un autre. Or, la réalité est tout à fait différente.

En entrevue au Soleil, Serge Tardif, du Centre collégial des services regroupés (CCSR) qui s'est occupé des appels d'offres, affirme que la décision a été prise dans l'intérêt des écoles, des enseignants et des élèves. Et la décision a été prise de concert avec le ministère de l'Éducation.

Selon M. Tardif, il valait mieux annuler l'appel d'offres que de fournir aux enseignants des tablettes qui ne correspondaient ni aux besoins ni aux critères technologiques demandés. Contrairement aux rumeurs, il n'y aurait aucune pression d'un manufacturier en particulier pour favoriser son produit au lieu d'un autre plus populaire.

«Le monde des tablettes est encore tout nouveau dans l'enseignement, avoue M. Tardif. Pour favoriser la saine concurrence et l'obtention des meilleurs prix par appel d'offres, nous voulions faire affaire avec les manufacturiers capables non seulement de fournir les tablettes, mais aussi les applications, le soutien technique et la formation en fonction des besoins des professeurs.»

Toutefois, continue-t-il, des manufacturiers qui auraient pu participer aux soumissions ne l'ont pas fait. D'autres ont soumis des offres en sachant qu'elles n'étaient pas conformes et seraient rejetées. D'autres encore ont proposé des produits qui n'atteignaient pas les standards de qualité et qui auraient déçu davantage les écoles au grand complet.

En même temps, certains grands manufacturiers ont leur division particulière pour le monde de l'éducation de sorte qu'ils semblaient moins enclins à s'embarquer dans un processus qu'ils jugeaient complexe et inefficace selon leurs critères de marketing. Une grande compagnie aurait volontairement omis des éléments essentiels, comme la garantie prolongée, sachant que son offre serait rejetée.

«Devant un tel constat, mieux valait tout annuler», affirme de nouveau M. Tardif. Tel est donc le fond du problème technique auquel les professeurs joints par Le Soleil n'avaient pas reçu d'explications.

Obligés de se regrouper

«Pour tous les projets d'achats de plus de 100 000 $, les institutions d'enseignement ont l'obligation d'effectuer des achats regroupés», précise M. Tardif en rappelant les règles gouvernementales. «Les écoles, les commissions scolaires et les cégeps ont l'obligation de se regrouper entre eux ou de passer par un organisme d'achats regroupés comme le nôtre. La plupart des commissions scolaires ont choisi de faire affaire avec le CCSR à cause de notre expertise.»

Pour l'achat des tablettes, sachant qu'il y a trois systèmes d'exploitation (Android et ses variantes, Windows de Microsoft et iOS d'Apple), le CCSR demandait que l'on fournisse la tablette, les solutions pour l'enseignement notamment les applications, le soutien et la formation peu importe la plateforme. Des bancs d'essai ont confirmé l'incompatibilité de produits, même si les prix étaient alléchants.

Pour résoudre le problème d'achat des tablettes, les commissions scolaires devront soit revenir à la charge avec un nouvel appel d'offres en achats regroupés si la commande est de plus de 100 000 $ ou s'organiser elles-mêmes, voire par école, pour commander les produits qui les intéressent et qui correspondent aux demandes des enseignants.

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