Assurance médicaments: l'intervention de Coiteux demandée

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

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(Québec) Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, doit intervenir pour réduire le coût des médicaments couverts par l'assurance médicaments tant privée que publique.

C'est ce qu'a soutenu, vendredi, le président de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), Jean Gagnon, à la suite de la publication par Le Soleil d'un article sur les économies potentielles de3,3 milliards $ par année au Québec dans l'assurance médicaments tant privée que publique.

«On va ramener ce sujet à la table des négociations dans le secteur public. On interpelle le ministre pour qu'il intervienne là-dedans. Ça fait partie des problèmes structurels à régler», a affirmé M. Gagnon, qui est également président du syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec.

La FISA réclame depuis plus d'un an la mise en place d'un seul régime d'assurance médicaments public pour tous pour contrer la hausse effrénée des coûts des médicaments et éliminer des iniquités, particulièrement celle à l'endroit des employés à temps partiel.

«On a perdu le contrôle des coûts de l'assurance médicaments. Il faut dire aux gens de se réveiller, d'arrêter de se faire fourrer. Il y en a qui s'enrichissent injustement. On paye 26 fois plus cher en Ontario le même médicament qu'en Nouvelle-Zélande et c'est sûrement dans les mêmes proportions ou pire au Québec. Ça n'a aucun sens», a-t-il affirmé.

Selon M. Gagnon, une baisse des coûts de l'assurance médicaments - et par ricochet des primes payées par les employés - permettrait de faire accepter plus facilement de faibles augmentations salariales.

«Quand j'ai rencontré le ministre Coiteux pour les conventions collectives dans le secteur public, c'est ce que je lui ai dit. Il demande aux gens de faire des efforts extraordinaires au niveau salarial à cause de la situation économique. Je veux bien comprendre, mais quand les taux d'assurance augmentent de 5, 10, 20 % par année, ça n'a aucun sens», a-t-il ajouté.

Gouvernement complice

Selon le président de la FISA, le gouvernement est aussi complice de la situation étant donné qu'il perçoit des taxes sur les assurances collectives. «Il n'y a personne au Québec, actuellement, qui a l'intérêt de régler ce problème. Premièrement, les compagnies d'assurances nous facturent le prix que çacoûte, plus des frais d'administration. Donc, plus les prix sont élevés, plus les frais d'administration sont élevés. De son côté, le gouvernement charge des taxes sur les assurances collectives. Plus les coûts sont élevés, plus il fait de l'argent», a-t-il déploré.

À son avis, les grandes gagnantes sont les pharmaceutiques. «Au bout de la ligne, celle qui est morte de rire, c'est la compagnie pharmaceutique, qui, elle, s'amuse à nous charger des prix exorbitants pour des médicaments beaucoup plus chers qu'ailleurs. Quand on parle de 38 % de plus en moyenne que dans les autres pays occidentaux, on se ramasse dans un cul-de-sac», a poursuivi M. Gagnon.

D'autre part, comme employeur dans le secteur de l'éducation, le gouvernement a peu intérêt à ce que les coûts de l'assurance médicaments soient diminués, si ce n'est qu'une baisse des primes pourrait faciliter l'acceptation de faibles augmentations salariales.

«Dans le scolaire, le gouvernement se fout des coûts de l'assurance médicaments. Il ne paye quasiment rien [environ 3 %]. La presque totalité des coûts est payée par les employés. Lors des maraudages, on se bat sur qui va avoir les meilleures polices d'assurance», a-t-il dit.

30 % du revenu

Par ailleurs, il a dénoncé le sort réservé aux employés à temps partiel qui doivent payer dans certains cas jusqu'à 30 % de leur salaire pour l'assurance médicaments.

«Quand les gens sont rendus à se dire qu'ils seraient aussi bien de ne pas travailler et d'être sur le bien-être social et de prendre l'assurance médicaments publique, ça n'a pas de sens, comme société, de laisser aller ce genre d'affaires. Au Québec, ça a l'air d'être institutionnalisé», a-t-il déploré.

Il croit que la mise en place d'un seul régime d'assurance médicaments permettrait de régler cette iniquité.

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