Les enseignants à la défense des commissions scolaires

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Malgré une rencontre entre les présidents des commissions scolaires et le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, vendredi, plusieurs points d'interrogation demeurent, selon René Dion, président de la commission scolaire des Premières-Seigneuries.

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(Québec) Le ministère de l'Éducation se trompe de cible en s'attaquant à la structure actuelle des commissions scolaires, clame Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE). Elle lance un cri du coeur au gouvernement : «Arrêtez les coupures!»

«La structure n'est pas un problème présentement. Le service aux élèves, oui. Il y a tellement de besoins en éducation. On a besoin de services pour nos élèves et de soutien pour le personnel enseignant. C'est de ça qu'on a besoin. Mais pour contourner le débat, on a aimé mieux parler de structure et de bureaucratie», a déclaré Mme Scalabrini en marge de l'événement Prof, ma fierté!, qui s'est déroulé samedi à Québec.

«On a voulu embarquer dans un processus de coupures qui se vit partout au Québec. Qu'on réinjecte l'argent dans le système!»

Elle déplore par ailleurs le peu de considération accordée par le gouvernement à l'avis des enseignants sur des questions liées au système d'éducation. «Si on tenait compte de l'expertise des enseignants lors des prises de décision, je vous dis que les choses changeraient en éducation. Prenons le temps de se dire les vraies affaires, et on va trouver une solution», a-t-elle ajouté en clin d'oeil au slogan du Parti libéral du Québec lors des dernières élections.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) abonde dans le même sens et réclame que le gouvernement s'attaque aux «problèmes de fond», tels que les élèves en difficulté et le décrochage scolaire. «Pour avoir une éducation de qualité, il faut s'attaquer à ces vrais problèmes-là, et non pas perdre deux ans sur des questions de structure», affirme Louise Chabot, présidente de la CSQ.

«Ce n'est plus vrai que les coupures ne touchent pas aux services aux élèves. On coupe, et on tente de nous faire croire que c'est pour le bien de la population.»

Les membres de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) étaient quant à eux réunis vendredi et samedi à Québec pour discuter de la réorganisation annoncée par le ministre Yves Bolduc. Ce qui ressort de la rencontre, selon Josée Bouchard, présidente de la FCSQ : «Pourquoi une telle réforme?»

«Le gouvernement nous dit que ça va générer des économies de 500000 $ à 1 million $ par commission scolaire, mais il nous dit ça sans nous présenter d'analyses», déplore-t-elle. «Nous, on dit : pouvez-vous nous en faire la démonstration?»

Tout de même, Mme Bouchard se dit ouverte aux fusions des commissions scolaires, «dans la mesure où on peut faire la démonstration que l'équité des services aux élèves sera préservée».

Malgré une rencontre entre les présidents des commissions scolaires et le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, vendredi, plusieurs points d'interrogation demeurent, selon René Dion, président de la commission scolaire des Premières-Seigneuries. «Le message n'est pas clair de la part du gouvernement», ajoute Mme Bouchard. «Le ministre change de discours assez rapidement. On voit que le gouvernement est peu préoccupé par la véritable réussite scolaire des élèves.»

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