Rémunération : indignation et colère sur le campus

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) La bonification des avantages d'après-mandat octroyés aux hauts dirigeants de l'Université Laval suscite la colère et l'indignation sur le campus.

Charles Simard, président de l'Association du personnel administratif professionnel de l'Université Laval, n'en revient tout simplement pas. «Je suis sans mot. Ces gens-là se préparent une retraite dorée à nos frais et aux frais des contribuables. Ça n'a pas de bon sens.»

Même son de cloche du côté du Syndicat des professeurs de l'Université Laval. «C'est carrément irresponsable, alors qu'on essaie de rallier les employés autour d'un plan de compressions», a lancé son président, Yves Lacouture.

Du côté de la CADEUL, qui représente les étudiants du premier cycle, on s'inquiète d'une telle décision, alors que la priorité devrait être l'enseignement, affirme sa présidente, Caroline Aubry-Abel.

Le Syndicat des chargés de cours de l'Université Laval dénonce aussi cette décision. «On trouve ça assez désolant, choquant même», affirme sa porte-parole, Anne Beauchemin.

Cette dernière souligne que cette décision a été prise à la suite de la recommandation d'un comité interne du conseil d'administration, auquel siège plusieurs membres qui ne font pas partie de la communauté universitaire. «Pour nous, c'est un signe de la dérive managériale qui règne à l'Université», ajoute-t-elle.

Cette décision survient alors que les chargés de cours viennent d'apprendre que plusieurs cours seront fusionnés ou reportés l'hiver prochain, en raison des compressions. La taille des groupes d'étudiants augmentera aussi dans certains cours, selon le syndicat.

Le Syndicat des auxiliaires administratifs, de recherche et d'enseignement s'insurge aussi contre cette bonification. «Le moment est bien mal choisi», lance son président, Charles-Alexandre Bélisle. Son syndicat négocie présentement le renouvellement de la convention collective et la direction leur demande d'accepter un gel salarial complet et un renouvellement «à coût zéro», explique-t-il.

Charles Simard rappelle de son côté que son syndicat, comme d'autres, a accepté de mettre fin lors de la dernière négociation aux allocations de départs, à la demande de leur employeur. «On s'attendait à ce que la direction fasse ensuite la même chose. Non seulement ils ne l'ont pas fait, mais on vient même de bonifier les conditions de départ. Je ne comprends pas, mais pas du tout.»

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