Université Laval: Brière refuse de renoncer aux résidences étudiantes

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Malgré le refus des étudiants de financer les nouvelles résidences étudiantes, le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, refuse d'abandonner ce projet.

«Il n'est pas question d'abandonner, jamais. C'est loin d'être la fin du projet. Et je ne suis pas découragé, loin de là. Pour nous, c'est un projet extrêmement important pour notre futur», a affirmé M. Brière mardi au Soleil, en marge d'une rencontre du conseil universitaire.

La semaine dernière, lors d'un référendum, les étudiants de l'Université Laval ont refusé à 56 % de verser 10 $ par session pendant 20 ans pour financer le «quartier de la vie étudiante».

Ce projet de 70 millions $ comprend de nouvelles résidences au coeur du campus pouvant loger de 400 à 600 personnes, dont des familles, de même qu'un pavillon des étudiants abritant une maison internationale et des infrastructures pour faciliter les transports actifs et collectifs. 

La contribution financière des étudiants représentait 30 % du montage financier, le reste devait être autofinancé grâce aux revenus de la location des résidences.

M. Brière espère maintenant convaincre d'autres partenaires financiers, en misant notamment sur les retombées économiques d'un tel projet, qui permettrait d'attirer davantage d'étudiants étrangers. Quatre cents nouveaux étudiants venus de l'extérieur, qui dépensent en moyenne 30 000 $ par année, permettraient d'injecter 12 millions $ d'argent neuf dans l'économie de Québec, fait valoir le recteur.

«Les gens n'ont peut-être pas compris toute l'importance et la portée d'un projet comme celui-là. On sait qu'il y a des étudiants qui ne viennent pas chez nous parce que présentement, on n'a pas de résidences pour les couples ou les familles», explique M. Brière, qui a lui-même habité dans des résidences étudiantes avec ses deux jeunes enfants lors de ses études à Vancouver.

Par ailleurs, M. Brière n'exclut pas la possibilité de «peaufiner le projet et de mieux le faire comprendre aux étudiants». Ce sont toutefois les associations étudiantes, aussi impliquées dans le projet, qui devraient décider éventuellement si cette question pourrait de nouveau faire l'objet d'un référendum.

À la CADEUL, qui représente les étudiants de premier cycle, on a refusé mardi de se prononcer sur cette question puisqu'il n'y a pas encore eu de rencontre avec la direction à propos de ce projet.

À l'AELIES, l'association qui représente les étudiants des cycles supérieurs, on n'est pas fermé à l'idée. «Rien n'est écarté», a lancé son président, Christian Djoko.

Ce dernier ajoute que «tout le monde est d'accord pour dire qu'on a besoin de logements abordables et diversifiés sur le campus», mais il reste à convaincre les étudiants d'en financer une partie.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer