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Rare front commun des syndicats de l'UL

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Cette union rarissime des syndicats se matérialisera mercredi prochain, le temps d'une marche sur le campus, à l'heure du dîner.

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(Québec) Pour une première fois en 25 ans, tous les syndicats de l'Université Laval feront front commun le 26 novembre pour dénoncer les compressions de plus de 200 millions $ imposées aux universités québécoises.

«Comme vous le savez, le gouvernement Couillard impose des coupes sans précédent dans le budget des universités. Ces compressions budgétaires aveugles auront un impact direct sur la qualité de l'enseignement et de la recherche, les services aux étudiantes et étudiants et nos conditions de travail», peut-on lire dans un courriel envoyé hier aux 1300 membres du Syndicat des professeurs de l'Université Laval (SPUL), dont Le Soleil a obtenu copie. «Solidaires en ces temps difficiles, les syndicats de l'Université Laval ont décidé de s'unir pour réclamer l'annulation des compressions annoncées», poursuit la missive.

Marche sur le campus

Cette union rarissime se matérialisera mercredi prochain, le temps d'une marche sur le campus, à l'heure du dîner. Tous les syndicats seront représentés, rassemblant les employés de soutien, les professeurs, les chargés de cours, les auxiliaires de recherche ou d'enseignement, les professionnels de recherche, le personnel administratif et les responsables de la formation pratique. Des associations étudiantes répondront également à l'appel.

Yves Bolduc, ministre de l'Éducation, avait annoncé en septembre des compressions de l'ordre de 172 millions $. Il y a une semaine, de nouvelles coupes, cette fois de 31,6 millions $, ont fait grimper le montant à plus de 200 millions $. Du jamais-vu, soutiennent les universités. L'Université Laval évalue à plus de 42 millions $ le manque à gagner dans son budget.

À situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle, a expliqué Yves Lacouture, président du SPUL et signataire du courriel envoyé aux professeurs. «C'est la première fois depuis 25 ans qu'il y a une manifestation commune de l'ensemble des syndicats. Ce sont des coupes inacceptables et démesurées», tranche-t-il en entrevue téléphonique, confirmant du coup au Soleil la tenue de la manifestation mercredi. «C'est ahurissant, tout à fait incompréhensible. On pense que le gouvernement met en péril la mission des universités.»

M. Lacouture en ajoute dans son courriel. «Pour boucler son budget, l'administration de l'Université Laval, comme celle des autres universités québécoises, devra faire des compressions qui se traduiront inévitablement par une réduction de l'offre de cours et du soutien pédagogique.»

Le SPUL craint également «un accroissement de la charge de travail de l'ensemble des employés». «Alors que notre établissement compose déjà avec un sous-financement chronique, il est difficile d'imaginer comment faire face à ces nouvelles compressions.»

Le syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement (SA2RE) joint sa voix à celle de M. Lacouture. Son président, Charles-Alexandre Bélisle, détonne cependant critiquant le recteur de l'Université Laval, Denis Brière. «On veut que le recteur soit plus affirmatif [pour dénoncer les coupes]. Ils [les membres de l'administration] sont assez prudents depuis les compressions annoncées au mois de septembre.»

M. Bélisle fait ainsi référence aux nombreuses sorties de la direction l'an dernier pour dénoncer les coupes de moindre ampleur annoncées par le précédent gouvernement péquiste. «Il est très réservé. On aimerait qu'il soit beaucoup plus proactif.»

Les syndicats émettront un communiqué conjoint lundi concernant la manifestation.

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Les auxiliaires en grève mercredi

La vague de compressions budgétaires affecte les négociations entre l'Université Laval et ses auxiliaires de recherche ou d'enseignement, si bien que le syndicat les représentant, le SA2RE, a annoncé un débrayage d'une journée mercredi prochain.

Sans convention collective depuis le 31 août, les 5000 membres représentés par le SA2RE, majoritairement des étudiants de deuxième ou troisième cycle, ont vu la partie patronale se retirer à deux reprises des négociations cet automne, soit chaque fois que des compressions budgétaires ont été annoncées par le gouvernement.

En réaction, le SA2RE a décidé de soumettre ses membres à un vote de grève, approuvé à 92 %.

Charles-Alexandre Bélisle, président du syndicat, dénonce d'une part «les mesures d'austérité». Dans un deuxième temps, il souhaite convaincre l'Université Laval que certains points du prochain contrat de travail peuvent être négociés sans discuter de budget. «Les questions salariales n'ont pas encore été abordées. Il y a plusieurs choses qu'on peut régler avant ça.»

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