Nouvelles compressions de 31,6 millions $ aux universités

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) La deuxième vague de compressions qui touche les universités québécoises était annoncée, elle est maintenant chiffrée. Les recteurs ont appris mercredi qu'ils devront se priver de 31,6 millions $ supplémentaires, a appris Le Soleil, une somme qui s'ajoute aux compressions records de 172 millions $ déjà imposées pour 2014-2015.

Les chefs d'établissements universitaires ont rencontré mercredi avant-midi des hauts fonctionnaires du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS) qui leur ont annoncé «l'effort budgétaire» exigé par Québec, qui cherche à tout prix à resserrer le contrôle de ses dépenses à la veille d'une mise à jour économique prévue au début décembre.

Les représentants du Ministère ont par la suite rencontré les vice-recteurs aux finances pour discuter des modalités de ces nouvelles compressions. Il reste à déterminer si la coupe sera paramétrique ou si elle touchera des enveloppes particulières.

Le montant de 31,6 millions $ pour l'année 2014-2015 est toutefois définitif et récurrent, nous indique-t-on dans le réseau universitaire. «On se demande si on ampute la jambe droite ou la jambe gauche, mais dans les faits, le résultat reste le même», indique une source.

Les universités avaient appris il y a quelques mois qu'elles devront se passer de 172 millions $ cette année, ce qui était déjà du jamais-vu. Plusieurs établissements n'avaient d'ailleurs pas encore déterminé comment jongler avec ces premières compressions, voilà que le casse-tête se complique.

La marge de manoeuvre reste très mince puisque l'année financière est déjà bien amorcée. Les établissements qui pensaient pouvoir maintenir un budget équilibré cette année devront probablement faire un déficit, nous indique-t-on. Déjà, avant l'annonce des nouvelles compressions, l'Université de Montréal, l'UQAM et McGill avaient annoncé qu'un déficit leur semblait inévitable.

Du côté de l'Université Laval, l'administration espérait maintenir de justesse l'équilibre budgétaire.

Les universités qui écrivent leur budget à l'encre rouge sont ensuite soumises à un plan de redressement, ce que tentent à tout prix d'éviter certains établissements qui y voient une forme d'ingérence gouvernementale. Cette fois-ci, les services aux étudiants et la formation seront touchés, indique-t-on dans le milieu universitaire. L'offre de cours risque de rétrécir et des postes de professeurs ne seront pas pourvus.

Cégeps aussi touchés

Par ailleurs, les dirigeants des cégeps ont aussi appris mercredi qu'ils devront composer avec une deuxième vague de compressions qui s'ajoute aux 22 millions $ prévus dans le budget Leitão déposé en juin. La Fédération des cégeps a d'ailleurs convoqué les médias à ce sujet ce matin, lors d'un point de presse auxquels participeront les 48 directeurs généraux des cégeps.

Au cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur, on s'est contenté de répéter mercredi soir que les universités et les cégeps sont appelés à faire leur part pour revenir à l'équilibre budgétaire.

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