ITA La Pocatière: plaidoyer pour des services regroupés avec le cégep

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L'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière

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(Québec) Dans le contexte budgétaire actuel, le directeur général du cégep de La Pocatière, Claude Harvey, juge qu'il est plus pertinent que jamais de regrouper des services avec son voisin, l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA). Des économies importantes pourraient découler de ce rapprochement, plaide-t-il.

«Nous sommes à environ 400 mètres de distance!» s'exclame M. Harvey au téléphone pour illustrer à quel point il serait logique, selon lui, de mettre en commun beaucoup plus de services avec l'ITA que ce qui prévaut actuellement.

Le directeur général du cégep réagissait à l'article du Soleil de lundi qui faisait état des inquiétudes du milieu quant aux rumeurs d'importantes compressions ou même de la fermeture de l'ITA La Pocatière. Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) jure qu'il n'en est rien, mais évoque néanmoins une réflexion quant à l'avenir de deux programmes peu contingentés.

Pour Claude Harvey, c'est la façon dont les deux établissements situés côte à côte collaborent qui devrait faire l'objet de réflexions. Puisque le cégep est loin d'être plein à craquer, il croit que des cours de tronc commun comme le français, l'anglais ou la philosophie pourraient être offerts pour les deux établissements. «Ça ferait des groupes complets», avance-t-il, évoquant des classes à moitié pleines dans certaines disciplines. «Et ça éviterait les dédoublements.»

Idem pour les services de paye ou encore des ressources humaines. «Depuis deux ans, nous avons mis certaines choses en commun, mais il faut aller plus loin que ça», plaide-t-il. Le directeur général comprend à quel point le milieu tient à son institution phare, mais s'explique mal les résistances quant à un éventuel rapprochement, qui permettrait selon lui des économies importantes à moyen terme.

Fusion écartée

Claude Harvey écarte également l'idée d'une fusion qui, selon lui, ne servirait pas le milieu agricole. Il imagine plutôt un statut semblable à celui de l'Institut maritime de Rimouski, rattaché au cégep du même nom.

À Saint-Hyacinthe, le portrait est différent. Si le directeur général du Cégep, Roger Sylvestre, perçoit aussi un avantage à collaborer davantage avec l'ITA de Saint-Hyacinthe situé aussi à quelques pas, il ne voit pas d'intérêt à partager des salles de classe puisque les siennes sont déjà complètes.

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